Archives de catégorie : chow-chows

Pumba

6 janvier 2026:

« Monsieur Pumba souhaite une bonne année à ses amis de « Chow au Cœur ». Nous vous souhaitons santé et bonheur.
Ainsi que tous les chows trouvent des familles aimantes et vivent avec des milliers de moments de tendresse et de bonheur.
À très bientôt les amis « chows au cœur « 

Sonia »

28 décembre:

Monsieur Pumba est un parfait garde malade.

 

20 avril: La pluie annoncée nous a fait renoncer à la rencontre au lac des Varennes mais les plus proches géographiquement sont passés nous saluer…

Pumba a retrouvé sa tatie Sandrine

11 avril:

Toilettage de printemps pour Monsieur Pumba.
Bain et brossage.

Avant.

 

Pendant.

Après!!

Avec la récompense. Une oreille de cochon.

2 janvier 2025:

Monsieur Pumba est en mode câlin après le retour de toute la famille.

23 juillet:

Sonia: « Voici quelques nouvelles de Monsieur Pumba.
Tout se passe toujours très bien.
Voici quelques photos. »

Juin 2024

C’est le premier we de janvier que Pumba est arrivé au Chowpôle, au terme d’un long co-voiturage effectué par Katia et son époux Christophe, au départ, et par Sylvie pour la deuxième partie.

Hiver pourri, partout.
Si nous avions pu éviter de mettre un chien en enclos nous l’aurions fait bien volontiers mais il y avait urgence à récupérer Pumba, la prise de contact datait déjà de novembre et on sentait poindre  l’impatience chez sa future ex « Ah bon? vous ne voulez pas les récupérer avant le rappel des vaccins?« . Ben non,  dans un souci de saine gestion, lorsqu’on nous annonce des chiens pas facile et qu on vient de leur payer leur primo vaccination nous préférons que les futurs ex fassent aussi le rappel avant de nous les confier car si nous laissons passer les 4 semaines faute de pouvoir les approcher nous avons payé 120 e pour rien car il faudra tout recommencer à zéro…

En plus, Pumba n’arrivait pas seul: il était accompagné de son « frère » ainé Maïko, et, si le caractère de Pumba était décrit comme difficilement approchable car très craintif, celui de Maïko semblait un brin plus compliqué, donc définitivement impossible de l’accueillir dans un intérieur familial, avec d’autres chiens de surcroit. Personne n’a envie de gérer des bagarres presque certaines, de se faire mordre à coup sûr ou de faire mordre ses chiens.
Et Pumba et Maïko étant dépeints comme inséparables, Pumba ayant un besoin quasi vital de Maïko pour savoir se comporter dans la vie c
e serait donc pour eux le séjour en enclos le temps de leur trouver une famille adoptive, ce qui risquait d être long car placer deux chows ensemble est toujours difficile.  Après tout, 300 m2 ce serait mieux pour s’ébattre que la courette qu’ils connaissaient pour tout horizon depuis deux ans et il y avait une niche format XXXXXL qui pouvait abriter des intempéries deux chows bien poilus.

Les premières constatations ont été plutôt positives.
Sur l’aire de co-voiturage où le RV avait lieu les deux chows se sont promenés calmement.
Il est vrai que compte tenu de la description faite par leur propriétaire nous avions pris la précaution de leur faire déjà rencontrer Katia quelque fois: elle les avait accompagnés aux deux rv vétérinaire et les avait promenés aussi. Son avis divergeait d’ailleurs radicalement de celui de leur future ex, si elle confirmait le côté extrêmement craintif de Pumba, selon elle Maïko n’avait rien de compliqué, c’était même « un bon chien » nous répétait elle au fil des conversations que nous avions « vous n’aurez pas de problème avec lui, vous en avez eu de plus compliqués« .
En effet, Maïko l’a montré ce jour là, en montant sans aucune difficulté dans le coffre de la voiture, utilisant la rampe comme un chien parfaitement rompu à cet exercice.
Pumba lui s’est fièrement installé sur le siège arrière.
Divine surprise; mais à quoi fallait il s’attendre dans un avenir proche?

Les vidéos racontent tout.

Les vidéos et les kilos de friandise en tout genre achetés, des biscuits pour apprivoiser, aux oreilles de porc et sabots de veau pour occuper, des Dentastix qui ont donné l’émotion de voir Maïko donner spontanément la patte, – puis l’autre patte-, aux mini récompenses pour tenter d’inciter Pumba à suivre dans l’enclos, des Vache qui Rit systématiquement posées sur les croquettes pour entrainer à la prise des anti-parasitaires, aux rillettes étalées das la main pour  inciter à lécher et ainsi prolonger le contact toujours trop fugace avec Pumba…

 

Les vidéos racontent la découverte de chiens extrêmement perturbés par leur abandon, le lâché prise tout à fait linéaire et classique au fil des jours de Maïko, à la terreur quasi persistante de Pumba durant les trois mois passés au Chowpôle, les espoirs d’un jour lorsque Pumba acceptait une friandise dans la main, au désespoir du lendemain lorsqu’il partait queue basse en s’étranglant dans son lamento habituel de « Wouh wouh wouh wouh wouh », l’espérance que Pumba copierait son frère qui au bout d’ un mois a accepté de partir en balade….

 

…. au triste constat qu’il pourrait rester au Chowpôle autant de temps que nous voudrions sans qu’on ne perçoive jamais la moindre amélioration.

 

Il y a beaucoup de vidéos (bien que nous en ayons énormément sélectionné), elles sont longues à visionner. Mais croyez-nous, les trois mois de Maïko et Pumba passés au Chowpôle ont aussi été longs et dur à vivre, pour eux et pour nous. C’était l hiver, on les aurait préférés ailleurs et nous espérons très fort que la mobilisation de bénévoles cet été nous permettra de ne pas passer un deuxième hiver dans les mêmes conditions…

Voilà notre hiver…..

Nous avons donc fait le choix de les mettre séparément en FA:
Maïko irait chez Alix, avec Iris et la chatte Gribouille.
Pumba irait chez Sandrine avec Paddy, Nina et les chiennes du moment en FA.
Leur destin avait de fortes chances de se séparer définitivement mais au pis, si Pumba se mettait à déprimer, le placement en FA permettait un retour au statu quo antes.

………………………………..

Début avril, les renforts étaient mobilisés pour aider au transport des loulous. Alix et Yann, Marie-Noëlle et ses fifilles, Angie et Ohana.
Un peu rodéo mais finalement la motivation fait trouver des ressources de ruse et d’endurance insoupçonnées…. Et la Tranquiline a bien aidé à ralentir les réflexes de Pumba.

A partir de ce jour là, sous les yeux ébahis de tous les proches de l’association, la métamorphose de Pumba s’est opérée:
– Sandrine a pu très vite enlever la laisse que nous laissons toujours les premiers jours pendre au harnais pour manipuler plus aisément le chien.

– Pumba a accepté et très vite apprécié  les promenades au cours desquelles il s’est montré parfait…

– son moral n’a semblé nullement affecté par la perte de son compagnon de toujours, il est vrai que la compagnie canine ne manquait pas…

 

Alors quoi? Déjà stérilisé, détendu, parfait, Pumba était prêt pour être adopté. Et pour lui qui désormais appréciait tant la compagnie ders humains, nous pressentions l’adoption par une famille composée de pas mal d’ados amoureux des chiens, ainsi, entre le travail en décalé des adultes et la présence des jeunes gens Pumba ne serait plus jamais seul. Fini l’isolement au sous sol vécu  ces deux dernières années! Quand on n’a que 4 ans, 2 ans c’est la moitié de la vie, mais restent 8 à 10 belles années pour oublier un passé où la plus parfaite négligence a succédé à l’amour fou.

Restait à faire le test chat car il y avait deux chats dans la nouvelle famille, test fait avec application par Sandrine car la compatibilité chat est quelque chose de compliqué: un chow peut être compatible chat chez ses ex, ce qui est le cas de Pumba, mais ne pas tolérer les autres chats. Ou bien un chien peut être indifférent à un chat mollasson, type persan, et partir au quart de tour derrière un chat plus actif. Ou un chat habitué à être coursé par les chiens peut être réactif au nouveau chien de la famille, ce qui incitera ce dernier à courir derrière …. 

Il y a un décodage subtil a faire, que Sandrine a parfaitement réussi avec l’aide d’un collègue de travail….

 

Et le grand jour est arrivé, à la veille de  notre AG.
Pumba rencontrait SA famille. SA famille pour la vie, qui lui ferait oublier les deux années d’oubli et de négligence au sous-sol, qui tout au contraire lui ferait se souvenir de l’époque où il était un mignon chow bichonné, toiletté, soigné, déguisé de noeuds papillon,  régnant dans le coeur de sa future ex maman.

 

Sonia:  » Dès l’arrivée de Pumba il a été parfait, gentil, ne manifestant aucune méfiance, à l’aise. Avec le chat nickel. Avec ma petite-fille aucun souci, elle sait respecter les animaux et Pumba adore ses caresses. En 15 jours il s’était fait au rythme de la famille, il est proche de nous tous. Mais c’est mon fils de 19 ans qu’il préfère. Lorsqu’il est là il est toujours avec lui…. 

Quand il n’est pas là Poum-Poum cherche les caresses auprès de quelqu un d’autre.

Où il finit sa nuit avec moi lorsque mon fils s’en va car je travaille de nuit et me lève donc plus tard.

Il se promène avec tout le monde.
Et il est marrant, quand il ne veut ps aller là où on veut aller, il se couche! Mon eurasier était beaucoup moins têtu. Poum  a un vrai caractère de chow, et on adore! il est comme un ado, il faut toujours composer et lui laisser croire que le choix vient de lui  « 
Merci à Sonia et à sa gentille famille pour l’adoption de Pumba.
Merci à tous les membres de Chow au Coeur qui se sont impliqués à fond pour permettre cette adoption.
…. Et bravo à l’ex de Pumba d’avoir choisi de se séparer de lui malgré les critiques qu’elle savait que cela lui vaudrait.
Le choix de passer à une autre vie d’ où ses anciens amours sont exclus est discutable mais tant qu’a faire ce choix autant que les laissés pour compte n’en pâtissent pas et Pumba est heureux.
Maïko est toujours en FA.

 

H’Lya est partie…..

19 novembre:

Malheureusement l’embellie aura été de courte durée pour H’Lya.
Depuis dimanche elle était extrêmement perdue et chancelante et lorsque Denise l’a conduite chez le vétérinaire il ne lui a guère laissé d’espoir.
A 12 ans il a parlé de sénélité. Certes. Mais cette accélération du processus dégénératif, la façon de se soutenir aux murs, font aussi penser à un AVC. Quoi qu’il en soit il est des moments où dire adieu relève de la pure humanité…

Denise nous dit qu’héberger L’Hya, prendre soin d’elle, la voir profiter des balades, de belles siestes à l’ombre durant tout cet été lui a apporté beaucoup de bonheur.

Merci à Denise et Alain qui ont pris soin de H’Lya pour ses derniers mois de vie, ils lui ont permis  de vivre comme elle le souhaitait: en fille unique et choyée.
Merci à tous ceux d’entre vous qui acceptent d’accueillir un vieux toutou, souvent chow très aimé d’une vieille dame ou d’un vieux monsieur pour lesquels il a été la lumière de leurs vieux jours, leur seul ami, l’unique confident.
Merci de donner à leur tour à ces amours la fin de vie qu’ils méritent.

11 octobre:

Denise: « Lya va mieux depuis mardi. Il faut croire qu’elle avait besoin d’une semaine pour que le Librela et le traitement Gabapentine lui fassent du bien. Elle a retrouvé de l’ entrain pendant les balades. Ça fait vraiment plaisir!

Et une petite montée. Même pas peur !

 

26 juillet:

Denise: « Voici quelques nouvelles de H’Lya. Depuis qu’il fait plus chaud on se promène moins longtemps et à la fraîche le matin car elle ne semble pas bien supporter la chaleur même si nous n’avons pas vraiment eu de températures excessives pour le moment.

Quand elle rentre elle s’installe au sous-sol qui est bien frais mais quand même sur l’ancien tapis de belle-maman, Madame H’Lya tient à ses aises .

En ce moment on fait une cure de chondro protecteurs que je vais sans doute prolonger car cela semble lui réussir. Je l’ai commencée suite à 2 ou 3 épisodes où elle s’est retrouvée à ne pas pouvoir se relever (elle glissait sur le parquet qui est certes un peu glissant pour une chienne qui prend de l’âge). Sinon tout va bien. Elle est très pot de colle avec moi quand je suis là et avec Alain quand je m’absente. »

Juin 2024

C’est Sandrine qui cet hiver a pris  H’Lya en famille d’accueil.
Parce que Sandrine était encore sous le coup du décès de Gao, et parce qu’elle adore apporter tous ses soins attentifs à un vieux pépère ou a une vieille mémère.
Et H’Lya a 11 ans et demi.
Sandrine se voyait aux petit soins de H’Lya promenades adaptées, panier douillet et petits plats….

Il a rapidement fallu déchanter.
Passé le moment du co-voit, fait un jour froid et pluvieux avec Nadège que nous connaissons bien depuis l’adoption de Raélie, Lowy et Mayena …  

 

… sitôt l’arrivée au domicile, plus rien n’allait, au point qu’entre nous nous avons dès lors surnommée  H’Lya: Tatie Danièle.

C’est quoi tous ces cabots?!

Plus question de lit douillet avec tous les copains, Nahitys, Paddy, Nina et d’autres encore: « Toi, tu dégage, ch’uis chez moi. Les gamelles, elles sont à moi, les dodos aussi d’ailleurs, je veux personne dans mon espace personnel, à table, tous les bouts que les humains donnent sont pour moi, je veux voir personne à moins de 2 mètres de ma personne. C’est OK?  Oust! » Commandant H’Lya.

Il a fallu faire le ménage, ouf! ch’uis seule.

Bon, Sandrine n’a pas filmé ces moments là et il y en a eu de tendres aussi, heureusement, durant les quelques semaines passées dans le Poitou…

Notre douce Sandrine a persévéré quelques semaines à essayer de donner à H’Lya quelques notions de vivre ensemble mais à près de 12 ans, avec un passé de fille unique, ce fut peine perdue, H’Lya semait la terreur dans la troupe et il a fallu se résoudre à lui trouver une autre famille, sans chien et sans chat car Tatie Danièle n’aime pas du tout les chats non plus, même si elle vivait avec quelques félins car ils étaient « ses » chats…

J’veux être seule, c’est tout.

Il fallait également une famille habituée aux chows car Tatie Danièle, comme tout chow chow qui se respecte, n’apprécie pas trop les familiarités de la part des personnes qu’elle n’a pas eu le temps d’agréer dans son cercle d’intimes.

Non mais tu m’prend pour qui??

Rassurons tous ceux qui pensent que nous avons du mal à placer nos vieux chows, les malades, les vieux grincheux.
Il n’en va pas de Chow au Coeur comme d’un refuge lambda où effectivement les gens vont trainer le dimanche à la recherche d’un chiot pour amuser les bambins et qu’ils largueront aux prochaines vacances.
En 10 ans les vrais amoureux de chows sont venus à Chow au Coeur, la seule asso qui prend soin des chow chows, parce qu’aimer les chows, ce n’est pas s’offrir une jolie peluche assortie à la couleur de son intérieur, crème de préférence.  Les vrais amoureux des chows, les gens de coeur, nos fidèles, ont le cœur qui saigne à chaque abandon, alors ils font de leur mieux pour aider, nous aider et aider les chows à travers l’asso, ils  financent les soins, aident au co-voit, aident comme FA, et s’ils le peuvent ils adoptent aussi.

C’est ce qu’on fait Denise et Alain, que nous avons connu avec le regretté Grizzly et qui ont déjà pris Xiay en accueil.

Pas d’chien ici. Ils ont enfin pigé!

Devant les difficultés de Sandrine, ou plutôt devant les difficultés de H’Lya pour s’adapter à l’ ambiance canine, ils ont accepté de prendre la mémère en FA….  Et à son âge, évidemment, pour peu qu’elle se sente bien et que le courant passe, « plus si affinités » comme on dit.

Ca me plait, couleur assortie à mes poils.

Et les affinités se sont rapidement créées.
Clairement, H’Lya s’est tout de suite sentie plus à l’aise chez eux que chez Sandrine, montrant qu’elle ne tolérait pas trop vite les familiarités, certes, mais rien de catastrophique non plus.
Un chow, ça se vouvoie. Si on veut tutoyer d’emblée, on prend un chien.
Denise et Alain le savent, ils respectent.
Chez eux H’Lya s’installe où elle veut, plus de chow « parasite » pour risquer de lui prendre la place, le coussin ou le coin de soleil sur la pelouse, lui voler l’attention de ses humains ou le morceau de poulet « tombé » de l’assiette. Donc plus de défense à voir, une vie plus relax.

C’est MA pelouse

H’Lya découvre ou redécouvre des promenades rien que pour elle, la place arrière dans la voiture lui est réservée, le jardin est SON jardin, les humains sont SES humains.

J’y dors seule

Rapidement Tatie Danièle redevient la bonne pâte qu’elle avait toujours du être.

 

Au point qu’elle accepte ses congénères…

J’invite qui j’veux!

… fait des balades avec…

C’est ma garde du corps…

et même, lorsque Denise et Alain sont partis pour des vacances où il était impossible de l’emmener (puisque H’Lya a été hébergée au pied levé les vacances étaient prévues avant son arrivée), H’Lya est restée tranquillement en garde chez sa nouvelle copine.
Le miracle de la bonne famille pour le bon chien.

H’Lya, 11 ans et demi profite désormais de ses dernières années aux côtés de Denise et Alain, ravis d’accueillir cette mémère tombée du ciel.
H’Lya est même soignée comme elle ne l’avait jamais été, non à cause de ses ex-humains, mais à cause de leur veto qui n’avait pas eu l’idée que son poil moche pouvait venir d’une hypothyroïdie; en quelques semaines H’Lya va beaucoup mieux. Peut être aussi le traitement a-t-il amélioré son caractère car on sait combien la thyroïde joue sur l humeur.

Tant qu’il y aura des chows abandonnés, il y aura des chowistes pour les aimer. Nous vous souhaitons de nombreuses années ensemble et beaucoup de moments de bonheur.

On part en balade en forêt!

 

 

 

Vaya

Retrouvez les nouvelles de Vaya sur la page d’Armani et Vaya.

Juin 2024

Vaïa a beaucoup de chance, vraiment beaucoup.

https://www.youtube.com/watch?v=cgoZV2yRo54

D’abord, lorsqu’elle ne s’appelait pas encore Vaya mais Maïa, qu’elle était un chiot craquant , elle a été achetée par une gentille jeune femme qui l’a beaucoup aimée et qui l’aime certainement encore.
Pour acheter Maïa, la jeune femme a dépensé toutes ses économies, 2700 e, mais Maïa était si mignonne,  si crème, si attendrissante avec ses grosses pattounes et sa petite queue qui battait à toutes les papouilles qu’elle n’a pas résisté à l envie de la posséder…
Las! parce que les passions ne durent souvent que ce que durent les roses la jeune femme s’est retrouvée seule à devoir subvenir aux divers frais engendrés souvent par une vie à deux.
Il a fallu déménager, trouver un autre logement, se retourner, envisager une vie différente.
Et Maïa était là, encore mignon chiot  de 6 mois, frétillante, enthousiaste, naïve.

Et sage, t’as poas dit.

La jeune femme n’avait pas envie d’entrainer Maïa dans sa précarité que nous espérons très passagère.
Et elle l’aimait aussi assez pour ne pas céder aux bons conseils qu’elle a certainement entendus ici ou là, du genre: « au prix que tu l’as payée, tu pourrais au moins la vendre » ou bien « tu pourrais lui faire faire une portée, ça te rembourserai largement …. et puis il est bon qu’une chienne fasse une première portée »
La chance de Maïa est d’avoir été achetée par une jeune femme responsable, qui l’aimait vraiment et qui voulait pour elle le meilleur.

T’as dit le meilleur? jouer, manger, roupiller.

L’autre chance de Maïa, c’est que sa jeune maîtresse avait déjà croisé la route de Véronique, notre FA du nord.
Pensez! 3 chows superbes, Neige, Rafal et Simba, toilettés à la perfection et qui se baladent sans laisse dans les rues d’une grande métropole, on ne peut pas ne pas les remarquer, a fortiori si on aime les chows!
Donc la jeune femme a proposé sa petite Maïa à Véronique, qui lui a parlé de Chow au Coeur et l’a rassurée pour l’avenir de sa fifille.
Dans les jours qui ont suivi la rencontre Véronique est allée chercher la nounourse.

Maïa est restée une semaine chez Véronique et Hervé, il ne fallait pas qu’elle y reste plus, trop évident de craquer pour cette gentille nénette.

Maïa est un chiot facile, gaie et active, mais sachant se poser, capable déjà de marcher sans laisse dans les grands espace, apprenant avec ses 3 grands mentors, revenant au rappel.
Cette expérience avec des chows adultes lui a certainement été très bénéfique.

Une chienne adorable.

Et cette chienne adorable nous l’avons proposée à Nathalie et Sébastien qui ont eu énormément de chagrin ces derniers mois, en voyant disparaître prématurément  3 fifilles: Maïa, Mitsuyo et Naïa, ces dernières à quelques mois d’intervalle.

Breaky Mitsuyo et Maya

Nous espérions très fort qu’ils accepteraient malgré leur chagrin encore tout frais, pour s’accorder un peu de légèreté dans leur quotidien, mais aussi pour tenir compagnie à Armani qui, s’il s’entend bien avec Breaky, ne peut néanmoins trouver en lui, perclus d’arthrose, le compagnon des parties de jeu qui faisaient son quotidien avec Naïa.

Nathalie: « Nous sommes toujours heureux de pouvoir ouvrir notre porte à un Chow qui attend sa nouvelle famille même si à chaque fois qu ils nous quittent c est un déchirement, des pleurs, des émotions qui nous font mal, nous perturbent… Naïa notre très chère Naia partie le 18 mars dernier me bouleverse encore… Comme Mitsuyo et Maya parties trop tôt elles aussi. Et vous nous avez proposé Maya rebaptisée Vaya car il m était difficile de l appeler comme ma première chowchotte et qui lui ressemble tant…
Nous allons faire en sorte que la vie de Vaya soit la plus douce et heureuse possible comme pour Armani et Breaky  dont malheureusement l’ état physique décline… »

Voilà. Naïa, rebaptisée Vaïa, va vivre au bord de la mer auprès de très proches de Chow au Coeur.

 

La troisième chance de Vaya, c’est la stérilisation, obligatoire pour tous nos protégés (et évidente pour Nathalie et Sébastien) car lors de celle-ci il a été découvert une malformation génitale qui a entrainé une ovatiohysterectomie, c’est à dire l ablation non seulement des ovaires mais aussi de l’utérus. Sans opération l’espérance de vie de Vaya aurait été fort compromise, pour ne rien dire de toute tentative de reproduction qui lui aurait été fatale.

Ouf! tirée d’affaire!

On peut le dire: Vaya est née sous une bonne étoile et désormais tous les voyants sont au vert pour qu’elle profite dela plus belle des vies.
Nous vous souhaitons beaucoup de bonheur!

Ralph

Les nouvelles de Ralph sont sur la page de Louna et Ralph.

Juin 2024

Il y a des moments de grâce dans la protection animale.
Ce sont les moments où la cession du chow, sa garde et son adoption se déroulent sans surprise.
Tel fut le cas avec Ralph.

C’est moi Ralph

Ralph a 4 ans.
Il nous a été décrit comme un chien sociable, joueur, adaptable. Connaissant la voiture, les enfants, les balades en laisse.
Connaissant l’appartement et la vie en maison, la ville et la campagne, le restaurant et les vacances.

Le bonheur….

Sociable avec ses congénères mâles comme femelles, petits ou grands.  Ralph adorerait même jouer avec d’autres chiens.
Un chow qui serait presque parfait, n’étaient ses vocalises lorsque ses humains le laissent seul  pour aller travailler. Pourtant ils ont tout essayé, véto et comportementaliste, jouets et  médicaments.
Rien n’y a fait!
Ces vocalises qui pourraient gêner le voisinnage sont les causes de la séparation avec Ralph.

J’veux venir!
Z’êtes pas sympa, na! ….

 

C’est le 28 avril que Ralph est arrivé au Chowpôle, conduit par ses futurs ex, juste après la rencontre du lac des Varennes. Il y avait du monde au Chowpôle!
Ralph était beau, bien brossé, à jour de ses vaccins et anti-parasitaires.
Il avait avec lui de multiples affaires propres et soigneusement rangées. Et même un sac de croquettes de qualité tout neuf.
Puisque nous stérélisons toujours les chows sa famille avait pris soin de le faire castrer – à ses frais- avant de nous le confier et se félicitait d’ailleurs de sa décision car le post op n’avait pas été très facile pour Ralph;  être dans un milieu  habituel, avec des humains connus lui avait certainement facilité le rétablissement.

Ch’uis convalescent. C’est bien convalescent, on s’occupe beaucoup de moi.

Comment dire?
Juste que nous sommes plus habitués aux chows qu’il faut aller chercher à domicile, comme le font les éboueurs des encombrants, tellement crasseux qu’on se demande si on aura assez de shampooing pour venir à bout du suint, aux voyages qu’on effectue fenêtre ouverte même en plein hiver pour ne pas succomber à l odeur, aux sourires hypocrites ou niais pour nous affirmer que le pauvre animal tout maigre qu’on nous hisse dans la voiture « a fini ses croquettes hier soir« , aux hots spots, aux otites chroniques et autres misères habituelles des chows qui ont cessé d’amuser les enfants.
Ralph, lui, est juste parfait.

Et même plus que parfait!

Dans les jours qui ont suivi son arrivée Ralph s’avèrera conforme au descriptif qui avait été fait, très facile, adorant les promenades, le brossage, la voiture.
Un chow parfait en somme, et qui n’avait rien à faire au Chowpôle, ni pour se faire soigner ou castrer, ni pour se remettre en état psychologiquement.
Ralph était prêt pour l’adoption.
Elle est intervenue très vite.

Chouette espace!

Nathalie et  Patrick  sont des passionnés d’animaux, et de chows.
« Mon épouse transformerait volontiers notre maison en Arche de Noë » plaisante  Patrick « mais les moments que nous avons passés avec notre chowchotte LangZhough  resteront à jamais gravés dans notre mémoire. Elle était arrivée à la maison en SOS à l ‘âge de 3 ans car rejetée par ses congénéres de l’élevage qui l avaient prise pour souffre douleur. Jamais nous n’aurions imaginé que de tels chiens pouvaient être abandonnés jusqu’à ce que nous découvrions votre association ».
Le courant passe tout de suite entre Patrick, qui a profité d’un déplacement pour passer au Chowpôle,  et Ralph.
De toute façon Ralph est rapidement copain avec tout le monde… Sauf avec les chats. Ca tombe bien, Nathalie et Patrick  n’en ont plus.
Pourquoi attendre?

Dès le we suivant Ralph se faisait papouiller par les petits-enfants du couple, tout enchantés de découvrir un nouveau copain chez papy et mamie. « T’ as vu? il me donne la patte, à moi » « Et moi je peux le brosser« .

Ouiiiiiii! gratte!!!!

Les enfants sont pour Ralph la cerise sur le gâteau de ses semaines auprès de ses nouveaux humains, avec les courses, les parties de jeu.

Hé! hé! trois enfants pour moi seul!

Le reste du temps il n’est pas seul, Nathalie télétravaille.
Il rentre et sort à sa guise, guette les chats du voisinage, s’endort sur la terrasse s’il y a un peu de soleil.
La vie de tout chien aimé, choyé.

Romph-pchiiii! Romph-pchiiiii!….

Aboyeur Ralph?
Depuis le 28 avril il n’en a pas épouvé le besoin car il a toujours vécu avec d’autres chiens et humains pour lui parler, lui ouvrir la porte,  remplir ses gamelles, donner une friandise, jouer.
C’est ce qu’il voulait et demandait dans son langage de chien.

J’la voudrais un peu plus fraiche, merci.

Nathalie: « Revivre avec un chien, vivre avec Ralph m’a redonné le sourire. C’est comme si après le décès de LangZough je m’était interdit d’être heureuse avec un animal. Et puis je commençais à penser à aller chercher un chien ou un chat en refuge…. j’avais juste un peu peur de ne savoir qui choisir parmi tous ces animaux en attende d’une famille.  Et Ralph est entré dans notre vie . Il est bourré de qualités. Il est parfait. Et il était en attente d’une famille lui aussi, alors je suis comblée« .

Ralph aussi est comblé, nous en sommes certains.

 

 

 

 

Ballou est décédé…

08 octobre:

Depuis 6 mois Ballou a enchainé les bas, les très bas et les moins bas, parfois on se prenait à rêver qu’il vivrait longtemps avec son insuffisance rénale parce que toujours il remontait la pente, parce qu’après des jours à refuser tout aliment il dévorait une assiette de pâtes bolognaises, parce qu’il demandait une plus longue promenade, parce qu’il semblait tout à coup joyeux.

Et puis non….. Ce matin, lorsque Sylvie et Jean Marc sont allé lui faire faire une injection de Librela, pour soulager au moins son arthrose, la vétérinaire a dit stop: Sylvie S « Vu son état aujourd’hui, il n’était plus possible de le prolonger, mon pauvre chien était au bout, refus de la nourriture, difficultés à se déplacer… ma veto l’a trouvé très fatigué et elle n’a pas voulu retenter de le booster, trop éprouvant pour Ballou« .
Ballou, épuisé, est parti très vite….

La peine du départ, car Ballou était extrêmement attachant, les nuits à se lever les dernières semaines car l insuffisance rénale entrainait des diarrhées, les espoirs, le découragement, les frais vetos, tout cela n’a pas été assumé par celui qui nous a refilé Ballou un matin de printemps, assurant que Ballou était en parfaite santé.
Lui, son ex,  s’il lit ces lignes, doit se frotter les mains en pensant qu’il a trouvé les parfaits pigeons pour se charger de son chien en fin de vie.

Sylvie et Jean Marc, eux, qui ont fait connaître à Ballou la douceur de la vie, le bonheur d’être aimé , qui l’ont accompagné jusqu’au bout, nouant leurs bras autour de son corps qui partait, eux, ils ne regrettent juste une chose: que Ballou n’ait pas vécu plus de temps pour  profiter des soins, du confort, de la tendresse.
Il y a ceux qui pensent à eux et ceux qui savent donner.
Il y a les salauds et il y a les autres.

3 octobre:

Sylvie: « Vraiment un temps pourri aujourd’hui, des pluies conséquentes.
Heureusement pour les loulous, j’avais gardé les impers d’Horace ! »

 

20 août:

Naïa toujours à l’affut d’un câlin.

Et Ballou, très câlin, qui remue la queue dès qu’on lui parle.

5 août:

Ballou et Naïa chez eux.

Sylvie: « Il a fallu du temps mais finalement Ballou trouve le coussin confortable !

Par contre ma petite grosse ne veut que le carrelage en ce moment.

Le rituel du matin: après le petit beurre, le blanc de poulet!

Dégustation oreilles. Ils ont un rituel: ils partent chacun avec la sienne, la posent et se l’échangent !!! »

22 juillet:

Sylvie: « Ballou accepte maintenant que je le brosse…..pour le ventre, ce n’est pas encore gagné mais je gagne du terrain ! Je suis un peu gaga avec ce chien

Il va bien pour le moment, il mange….
Par contre, orages hier soir, et un Ballou qui avait peur, Naïa n’était pas zen non plus .
Pour Naïa, c’est papa qui s’y met et c’est le bonheur pour elle « 

Dégustation oreilles. Ils ont un rituel: ils partent chacun avec la sienne, la posent et se l’échangent !!! »

13 juillet:

Petite sieste sur le carrelage pour éviter la chaleur, jamais trop loin l’un de l’autre !

4 juillet:

Sylvie: « Des nouvelles de Ballou. Il perd encore un peu de sang mais il n’a pas l’air de souffrir. Il mange correctement, je croise les doigts. La pauvre Naïa ne peut plus terminer ses gamelles car il finit tout! »

 

30 juin:  Ballou et Naïa ont passé de chouettes vacances.

Ils ont fait de belles balades sur les plages à perte de vue…

Ils ont rencontré des vaches et des chevaux …

Ils ont profité des terrasses aux happy hours….

Naïa, comme toutes les filles a voulu bronzer…

….tandis que Ballou , lui, préférait se poser pour réfléchir, certainement au cours que prenait sa vie…

…Et surtout ils ont joué…

Et encore joué!

Ces vacances, au cours desquelles Ballou a montré un bel appétit et un bel enthousiasme pour toutes les distractions  restera un beau souvenir…

Sylvie et Jean-Marc se sont même pris à espérer que les analyses prévues pour Ballou à la rentrée seraient bien meilleures puisque Ballou semblait aller bien….

Malheureusement il n’en a rien été,  le problème rénal est inchangé, les paramètres n’ont pas évolué d’un iota, le traitement reste le même. Et pour couronner le tout, Ballou a dû retourner deux jours après en urgence à la clinique:
Sylvie: « J’ai dû y aller en urgence car Ballou perdait du sang. Il a eu une échographie, prostate trop grosse qui a très certainement entraîné une inflammation de la vessie qui, du coup, a généré les pertes de sang. Donc un traitement antibiotique pour calmer l’inflammation et un médicament pour sa prostate.
Encore une belle frayeur, Ballou avait peur, j’ai dû aider pour l’échographie pour le rassurer mais on a quand même dû le museler, la veto a fait au mieux pour que ça ne dure pas très longtemps et qu’il ne nous fasse pas un coup de chaud…
Voilà pour les mésaventures de la journée, j’espère que ça va aller« .
Nous aussi.

En attendant des jours qu’on espère meilleurs Ballou et Naïa profitent d’une autre terrasse, la leur:

Pas de cocktails pour leurs humains mais de bons nonos pour eux, ils trouvent ça finalement mieux

 

1 er Juin 2024

Aujourd’hui Ballou est parti en vacances.
Aujourd’hui Ballou a découvert la Baie de Somme en compagnie de gens qui l’aiment, Sylvie et Jean-Marc et de sa chouette chowpine, Naïa.

Ces deux phrases ont une énorme résonnance pour nous qui avons récupéré Ballou MOURANT il n’y a pas deux mois.
Pourtant Ballou n’avait pas été percuté par une voiture sur la voie publique.
Pourtant Ballou ne provenait pas d’un refuge lointain, ni d’une usine à chien.
Ballou, 9 ans,  nous vient tout droit de chez un particulier où il a été victime de l’indifférence ordinaire.
Combien sont ils ainsi, de toute race, à mourir à petit feu, en silence, chez des humains qui ne les méritent pas? « Ah! mais stop! c’était pas mon chien! c’était celui de mon père, je vous l’ai dit. Il est parti en Ehpad, il pouvait plus s’occuper de son chien et moi j’en ai déjà un qui ne s’entendait pas avec lui. Comment je pouvais faire? Je travaille toute la journée,  je l’ai gardé 8 jours, j’ai passé une annonce sur LBC, personne n’ en a voulu, alors je vous ai contactés…. je l’ai même emmené dans sa famille d’accueil! A 3 h de chez moi, 6 h aller-retour! ».
C ‘est vrai que ce sont les explications qui ont été données au moment où il a été question de récupérer Ballou.
C’est vrai que le transport a été fait sans barguigner, très vite.
Mais est-ce bien la vérité, toute la vérité et rien que la vérité?

Comment se fait-il qu’ayant vous même un chien vous n’ayez pas été sensible à l’extrême maigreur de Ballou? Que vous n’ayez pas réalisé qu’il ne mangeait RIEN?  Pas des croquettes, certes, pas de la pâtée non plus, pas de poulet, pas de fromage, pas de steack…
22 kg 500 pour un chien qui pourrait en faire 10 de plus!
Un chien qui flotte dans son harnais.
Un chien dont les côtes sont aussi sèches que des touches de piano.
Un chien épuisé.

La vérité, quelle qu’elle soit, n’aurait rien changé à notre détermination à récupérer ce gentil chow , comme nous en avons récupéré d’autres, arrivés à l’asso juste pour y mourir. On pense à Gao, à Lewis, à Simone l’an dernier. Et plus avant dans le temps à Teddy Person, à Pah, à Mila… à tous ces chows qui sont partis lorsqu’ils étaient dans nos foyers et pour lesquels nous avons été les derniers à prodiguer des caresses, à réconforter d’un mot doux, d’un regard, à tenir la patte au moment du grand saut vers l inconnu.
Nous les avons aimés, nous ne les oublions pas, leurs âmes nous accompagnent et nous confortent dans le fait de ne jamais abandonner notre projet de rendre le monde meilleur pour les chows.

Mais, sachant l’état de Ballou, nous ne l’aurions pas confié à Sylvie et Jean-Marc. Nous ne leur aurions pas infligé tant de peine car ils n’ avaient pas choisi de vivre ça.

Sylvie et Jean-Marc, ce sont les adoptants de Naïa; ils n’étaient pas opposés à l’idée de lui donner un compagnon.
Alors quand le contact est pris pour nous confier Ballou, « un gentil chow chow, aucune difficulté dans la prise de contact, il aime tout le monde, sauf peut être les chats, en bonne santé, juste un hot spot que j’ai fait soigner chez mon veto, il est en voie de guérison »  nous pensons à eux que nous connaissons bien depuis l’accueil de Darling.

Ballou, déjà confiant, et Jean Marc

Ils acceptent tout de suite de prendre Ballou en famille d’accueil et plus si affinités avec lui, et entre lui et Naïa, parce que ce sont des personnes dévouées aux animaux et que pour eux l âge d’un chien -Ballou a 9 ans-  n’en fait pas un paria.
L’adoption est une cause du cœur, pas la recherche d’une bonne affaire, d’un bon rapport qualité/prix.

Ballou, très vite très sympathique

Mais il y a tout un monde entre accueillir un chien âgé et un chien en toute fin de vie.
Il n’a fallu qu’un we pour que Sylvie constate la maigreur et le manque d’appétit de Ballou.
Qu’un chien ne mange pas lorsqu’il change de lieu, ce n’est pas anormal (« Ah bon? » dit Naïa, « moi je mange partout sans état d’âme« ), mais qu’il refuse les choses les plus appétentes alors qu’il semble à l ‘aise, qu’il soit aussi maigre, preuve que le manque d’appétit ne date pas de la veille, ça saute aux yeux de qui s’interesse aux animaux.

Dormir sur un lit ou un canapé, j’adooooore!

En 6 semaines Sylvie et Ballou ont enchainé les consultations vétérinaire, entrainant plus de 1000 e de frais  (pris en charge par Jean-François et Max.)

Ballou 16 avril

Ballou hospi 20 avril

Ballou 24 avril

Ballou 6 mai

Ballou 16 mai

Balou a été hospitalisé 48 h pour drainer ses reins, hospitalisation qui s’est relativement bien passé compte tenu de l’état de fatigue de Ballou.
A parir de là il a mangé un peu, pas beaucoup, avec des hauts et des bas mettant Sylvie à cran. Pas facile de vivre ces moment pleins d’incertitudes lorsqu’on vient de perdre un autre chow énormément aimé…
Sylvie: « Ballou ne veut pas manger, je lui ai donné l anti nauséeux 1 h avant. Je re essayerai à midi. Des selles noires tout à l’heure… Je me demande si ce chien n’a pas autre chose…; »

« Ballou a mangé une assiette de pâtes avec du blanc de dinde hier soir. Il n’a rien laissé, je lui ai donné la même chose ce matin avec de la vache qui rit. Et ce soir , je vais essayé les pâtes avec de la pâtée. Il n’a pas refait de selles pour l’instant… »

« Ce soir pas moyen qu’il mange, j’avais essayé la pâtée Hill care avec des pâtes mais pas moyen, il a juste pris la Vache qui Rit et un peu de blanc de dinde mais n’a pas terminé sa tranche »

« Ballou n’a toujours pas mangé, je lui ai donné péniblement 2 vaches qui rit et une tranche de dinde à la main….pas de selles depuis mardi. j’ai rdv chez mon veto à  11h15 »

« J’ai pris des nouvelles de Ballou (au cours de l hospitalisation ndlr), apparemment ça se passe bien et il aboie alors que je n’ai pas entendu le son de sa voix chez nous.
J’ai hâte d’être à samedi, la clinique m’appelle demain matin ou avant si soucis.
Ballou a été incroyable avec ma veto, il est allé vers elle spontanément pour se faire caresser et elle a pu le papouiller sans difficultés, pas du tout la même attitude qu’avec sa jeune collègue il y a 2 jours…
Vraiment c’est difficile pour moi et je suppose encore plus pour Ballou mais s’il a la possibilité de s’en sortir avec de la surveillance et une alimentation adaptée, ce serait dommage de passer à côté . Heureusement la clinique veterinaire est à 10 minutes à pied de chez moi, en cas de besoin, je peux y courir rapidement. »

« Pour les poils, rien à voir avec un hot spot, Le poil est comme usé à certains endroits probablement le côté où il se couche. À l’arrière, il a les poils tous ras d’un côté et de l’autre une choupette normale du coup ça lui donne une drôle de démarches. Il a par ailleurs un poil doux. »

(Avec cette info nous nous sommes mis à penser à la Leishmaniose. Test fait qui se révèlera fort heureusement négatif.)

Sylvie « Des nouvelles de Ballou très en forme ce matin, pas de soucis avec la perf. Nous allons le chercher à 16h. »

Ballou au sortir de la clinique où Naïa est allée elle aussi le chercher

« Il a mangé la moitié de la boîte entourée de jambon de dinde ! J’espère que ça n’aura pas d’incidence sur sa créatinine »

« Pas moyen qu’il mange de la boîte ce matin, j’avais fait des petits rouleaux comme hier soir mais il a trié, mangé la tranche de dinde et laissé le reste…ça me désole... »

Voila quelques exemples des échanges avec Sylvie, la FA de Balou, depuis la mi-avril. Echanges publiés sur cette page pour faire comprendre les chagrins qui succèdent à l’espoir, l espoir qui revient à l’aune des bouchées avalées comparativement à la veille, la crainte simultanée que le prochain repas soit moins consommé.
Ballou a une insuffisance rénale apparemment chronique. Il survit. Combien de temps encore?

Vraiment, si on nous avait dit la vérité nous aurions gardé Ballou au Chowpôle, ou nous l’aurions mis dans une « vraie » famille d’accueil, chez Sandrine ou quelqu’un d’autre, chez quelqu’un en tous cas  dont c’est le choix assumé d’aider un chow en fin de vie, pas chez des gens sympa, qui acceptent au pied levé d ‘apporter à un chien tout le bonheur du monde et qui le voient dépérir tous les jours un peu plus.

 

Aujourd’hui Ballou est parti en vacances.
Aujourd’hui Ballou a découvert la Baie de Somme en compagnie de gens qui l’aiment, Sylvie et Jean-Marc et de sa chouette chowpine, Naïa.


Nous souhaitons tous très fort que Ballou fasse mentir la science
et qu’il passe encore de nombreuses années parmi ceux qui l’aiment.
Et qui ne regrettent rien.
Vous le retrouverez désormais sur la page de Naïa