Paddy, Gucci et Nina

29 novembre:

Gucci vient de fêter ses 11 ans ♥️♥️♥️

Bon anniversaire gros pépère! Et encore de nombreuses années de bonheur.🎂

11 novembre:

Paddy et Gucci profitent du soleil tant que la météo le permet.

2 novembre:

Sandrine: « Gucci a commencé son traitement pour l’hypothyrodie il y a un mois. L’analyse de sang de ce jour montre une augmentation de la T4 libre tout en restant assez bas. On augmente donc à partir d’aujourd’hui le dosage du traitement. Parallèlement, et c’est bien sûr lié, il a encore pris 1 kg ce mois ci. GUCCI a bien accepté la rampe d’accès à la voiture. Nous sommes très fiers de notre gros tout petit ♥️♥️♥️. Pendant l’attente des résultats, il avait bien l’intention que quelqu’un ouvre cette porte ♥️♥️♥️

13 octobre:  Après toutes les angoisses par lesquelles sont passées Sandrine et sa famille, retrouver  Paddy après une journée de travail, heureux de vivre, c’est déjà le bonheur.

Mais accompagner Paddy dans sa découverte de la vraie vie, le voir trottiner lorsqu’on la connu hésitant dans sa démarche, le voir découvrir les jeux, les peluches, c’est tout simplement de merveilleux moments que la famille n’aurait jamais cru vivre.

Et Gucci dans tout ça?
Eh bien Gucci se comporte en grand frère, ou en papa, tout aussi bienveillant et protecteur que ses 2 pattes à l’égard de Paddychou.
Magnifique, tout simplement.

Octobre 2022:

Ci-dessous nous allons vous présenter Paddy.


Nous allons aussi vous raconter une belle histoire, celle qui se tisse entre une famille et un chien, pas forcément le plus beau ou le plus jeune. Parce que le coup de coeur, le vrai, celui qui fait que l’on restera ensemble la vie entière, ce n’est par sur ces critères qu’il nait.
Vouloir adopter le chow le plus beau, ou le plus jeune, c’est chercher la bonne affaire au prix associatif, ça n’a rien à voir avec la protection animale. Et le critère de la couleur encore moins! Il y a des élevages pour ça où vous pouvez faire votre marché et des animaleries, pour quelques temps encore.

 

 

Paddy a 3 ans et depuis 3 ans Paddy se bat pour survivre, c’est toute la triste histoire de sa vie.
Paddy, c’est aussi  la belle histoire d’humains qui se sont relayés auprès de lui pour lui permettre d’être encore là aujourd’hui.
Là, ça veut dire « vivant », et pas seulement « survivant ».

Paddy est arrivé par une chaude journée de juillet au Chow Pôle : la voiture pour la première fois, le trajet, pourtant pas très long, puis l’installation dans un nouvel environnement ont étés une dure épreuve pour lui. À tel point que sa température est montée rapidement à près de 42 °, coup de chaleur! 
En l’absence de Sylvie ce sont Marie-Noëlle et Richard qui ont enclenché le protocole d’urgence en cas de coup de chaleur : doucher le chien à l’eau pas trop froide  jusqu’à atteindre la peau, surveiller la température, et tâcher de la faire baisser jusqu’à 38,5 °, température normale d’un chien.
Depuis une expérience avec Louki où elle s’est montrée incroyablement efficace,  dans de tels cas nous faisons aussi appel à Maud, maman de Florine, qui barre parfaitement le feu.

Après plus d’une heure de soins et d’angoisse, c’est posé sur une dalle de béton fraîche que Paddy a enfin retrouvé une température normale et une respiration plus calme.

La situation d’urgence était passée et Marie-Noëlle et Richard avaient subi avec succès leur baptême du feu, celui de ces situations d’urgence où il faut décider et agir efficacement, sans paniquer, parce qu’il en va de la vie d’un animal que nous nous sommes fixé pour mission de sauver, parfois, et de protéger, toujours.

 

Les jours suivants Sylvie, Sandrine, Marie-Noêlle et Richard ont pu faire posément le tour des divers handicaps de Paddy: principalement des yeux carrément fermés par des doubles entropions bilatéraux et purulents à longueur de journée, évidemment….

… mais aussi un voile du palais important gênant en permanence la respiration et la déglutition,  accessoirement une allure peu commune dans l’ arrière-train (peut être conséquence  des hésitations dues à sa cécité), une perte de poils à des endroits laissant supposer une hypothyroïdie, des dents déjà entartrées, des oreilles et une peau suintantes de gras, sans trace de hot spot ni d’otite, heureusement pour ce pauvre loulou déjà bien amoché.

A ce stade, à part lui prodiguer de réconfortantes caresses, des soins locaux pour soulager ses yeux, des gamelles bien pleines et un bon toilettage nous ne pouvions rien faire d’autre qu’attendre le rv vétérinaire.

Jusqu’à ce fameux jour du mois d’août…..
Ce dimanche matin là, Paddy, habituellement joyeux malgré tout,  portait sa queue basse, ses flancs se soulevaient à chaque inspiration, son souffle crépitait un peu, nous incitant à prendre sa température.  Par chance Paddy est un petit trésor parfaitement confiant en l’humain.

Bingo! sa température était trop élevée, flirtant avec les 40°.
Le ventre nous semble souple et nous pensons à un problème pulmonaire.
Départ en urgence chez le vétérinaire de garde au Lude, radio et…. diagnostic de dilatation de l’estomac avec possible retournement.
Il faut se rendre à la clinique de Tours, Tourrainevet qui pourra donner les soins nécessaires. Il s’agit d’une urgence vitale.
Sandrine et Sylvie  repartent avec le petit Paddy dans les bras, des serviettes fraîches et humides données par la clinique de garde et une aiguille pour trocarder si Paddy est en souffrance durant le trajet. Hum…. geste jamais fait mais qu’on se fait expliquer, en cas de vie ou de mort, il n’y a pas le choix.
Les 50 minutes qui suivent sont angoissantes.
Mais il faut garder son self-control pour être efficace et rassurer Paddychou….
Enfin arrivés, nous sommes pris en charge….. après 20 minutes d’attente. C’est court. C’est interminable.
La torsion d’estomac est rapidement confirmée, il va falloir opérer.

 

Sandrine et Sylvie repartent sans leur protégé, la boule au ventre.
Elles ne prononcent pas les mots mais tout dans leurs regards et leurs attitudes montre qu’elles pensent ne pas revoir Paddy vivant.
Elles trainent en voiture, pour ne pas rentrer, comme si rouler, regarder le paysage qui défile conjurait le sort…
À 15 h, le vétérinaire appelle….. Paddy a été opéré avec succès, une gastropexie a été pratiquée pour préserver l’avenir.
Paddy est vivant !
Soulagement!
On oublie la facture de 1800 e car le miracle attendu s’est produit!
Mais le vétérinaire prévient: pour respecter la déontologie la seule torsion a été opérée, Paddy a probablement aussi une infection pulmonaire que le véto généraliste devra soigner au plus tôt.
Sans parler d’un état général que le chirurgien laisse aussi au généraliste le soin d’explorer…

Sandrine et Sylvie n’ ont pu aller chercher Paddy que le lendemain dans le courant de l’après-midi.
Et le retour qui devait être une joie, n’ a été qu’inquiétude.
Paddy était apathique, fiévreux, il respirait péniblement.

Et pour cause, l’urgence vitale avait été traitée mais les poumons avaient besoin d’ une antibiothérapie adaptée  puisque , manifestement,  l’antibio utilisé durant l’opération de la torsion n’avait pas amélioré la fonction pulmonaire  Paddy  respirant bien plus mal que la veille. Antibiothérapie hélas impossible à mettre en place le soir même, fautes d’avoir pu récupérer Paddy assez tôt dans l’après-midi. Une fois de plus, rester hospitalisé plus que nécessaire (il aurait pu sortir en fin de matinée…) aurait pu  être funeste à Paddy….

Le lendemain Paddy était trop faible pour être transportable.

Heureusement, prenant conscience de l’extrême gravité de l’état de Paddy, le vétérinaire à bien voulu prescrire un autre antibio et de la cortisone qui  se sont avérés rapidement efficaces.

Mais un autre problème s’est rapidement révélé : à cause d’un voile du palais bien trop long et trop épais qui lui obstrue la trachée Paddy a été blessé durant l’intubation  et, souffrant, ne voulait rien manger. Sylvie avait connaissance d’une  pâtée enrichie qu’on peut mélanger à de l’eau et qui sert à nourrir lors de la pose de sondes gastriques. Elle peut aussi être donnée à la seringue. Additionnée de Nutrigel c’est cela qui a permis à Paddy de reprendre des forces et retrouver confiance en sa possibilité de se nourrir sans souffrir. L’antibiotique a été écrasé dans des rillettes, l’anti-inflammatoire donné par injections.
Ouf, une fois de plus tiré d’affaire.

 

Evidemment ces 2 événements où  Paddy a frôlé la mort n’encourageaient guère à faire les chirurgies pourtant indispensables : voile du palais et entropions.
Et pourtant l’expérience nous apprend qu’un chien peut mourir des conséquences d’une fausse route, elle-même conséquence directe d’un voile du palais trop long et trop épais. Certes…..
Et pourtant l’expérience nous apprend aussi que même si un chien a les yeux obstrués par l’entropion, parfois, une fois opéré il peut voir…
Mais les risques anesthésiques sont bien réels aussi, les risques post-opératoires également….  Et si le cœur de Paddy s’arrêtait de battre pendant l’opération ?…. Et s’il repartait en coup de chaleur et en dilatation après son réveil ?…..
Nous y avons tous pensé.
Mais Paddy ne pouvait pas continuer de vivre ainsi car , nous l’avons dit, sa vie n’était qu’une lutte pour sa survie: TOUT était un effort pour ce petit chien: manger, respirer, marcher. Même son sommeil n’était pas réparateur.
Alors, le choix était fait, Paddy serait opéré.

Le choix du vétérinaire est porté sur le Dr Hersant et son équipe à Cognac, parce qu’elle pratique en une seule anesthésie toutes les opérations dont Paddy avaient besoin. C’est lourd, mais il n’y aurait pas à y revenir et que nous savions que si Paddy s’en sortait il faudrait attendre des mois pour ré-anesthésier ,  Paddy ne devait plus supporter autant de souffrance.
Egalement parce que personne de l’équipe n’était certain d’oser prendre encore le risque d’une nouvelle anesthésie…

La consultation pré-operatoire a été longue car Paddy avait de multiples pathologies:


– Les yeux invisibles à cause des entropions ET  des chairs  collées sur les globes oculaires.
– Les articulations pas totalement fonctionnelles,
– Les dents recouvertes de tartre,
– Le fond de sa gorge obstrué par un voile du palais trop long, trop épais et une langue trop grosse.
Sandrine, qui pour des raisons de proximité géographique avec la vétérinaire était devenue la famille d’accueil de Paddy a été  informée des risques et du pourcentage de réussite … assez bas.
Même le Dr Hersant hésite à opérer.

Deuxième long voyage de Paddy, confiant cette fois.

 

C’est la boule au ventre, encore une fois,  que Sandrine a accompagné son  protégé au petit matin.
C’est avec ses encouragements, un dernier câlin et la promesse de revenir le chercher très vite après son réveil qu’elle l’ a regardé partir pour la salle d’opération.
C’est avec la main posée sur le téléphone qu’elle a passé la matinée, attendant et craignant à la fois l’appel de la clinique.
Ce matin là, tous ceux qui avaient tenu Paddy dans leurs bras, tous ceux qui l’avaient sauvé une première, puis une seconde fois, tous ceux qui avaient rencontré Paddy pensaient à lui.

Même Bailey’s

Et bien sûr Maud pratiquait des soins énergétiques depuis la veille pour mettre toutes les chances du côté de ce petit coeur sur pattes.
C’est à 11h30 que le téléphone a sonné…  Le corps  et l’esprit de Sandrine étaient tendus, prêts à entendre le pire, comme dans un état second.
Mais le pire n’est pas annoncé!
Alors les explications qui suivent mettront un certain temps à monter au cerveau… Paddy est vivant! Paddy est vivant! Paddy est vivant! ….  Une avalanche de diagnostics et de pronostics sont assénés à Sandrine qui assimile surtout la conclusion: il faut que Paddy reste la nuit suivante à la clinique…

 

En peu de temps, l’équipe se concerte et conclue que s’il doit mourir c’est préférable pour lui de mourir dans les bras de sa famille d’accueil au sein de laquelle il est déjà en confiance, qui sera toute réunie pour lui tenir la patte, le caresser entre les deux yeux, l’endroit préféré de petit Paddy pour recevoir des câlins, pour lui parler et le rassurer à l’approche de la fin.
De plus, prudente,Sandrine s’est assurée que son vétérinaire habituel, qui est aussi celui des chows de l’ association et qui est à quelques minutes de chez elle serait de garde et accepterait d’intervenir sur Paddy pour le cas où le post-op se passerait mal.
Il faut dire ici que tous les vétérinaires n’acceptent pas de prendre un animal en charge lorsqu’il n’a pas été opéré par eux, ils se retranchent derrière la question de la  responsabilité, ou de la déontologie. Mais quid de la non assistance à animal en danger? Cette notion n’existe-t-elle pas pour les animaux? Ne pas intervenir et risquer la mort d’un animal est-ce bien déontologique?
C’est à 14 h, avec une décharge de responsabilités signée  par Sandrine que petit Paddy, faible sur ses pattes, reprend le chemin du retour vers la maison qu’il connaît désormais.

Quelques gorgées d’eau, dodo , pipi , quelques gorgées d’eau, pipi, dodo, tout semble aller bien jusqu’à 22 h…
Là, un froid transperce la famille jusqu’aux os, sans trop savoir pourquoi, juste une pré-science que quelque chose ne va pas…
C’est l’heure de se coucher et Paddy ne se couche pas.
On pense à la douleur, à la gêne, alors on l’installe près de Gucci afin qu’il le rassure par sa calme respiration. Et ça fonctionne….. 30 minutes.


Alors, c’est le scénario qui avait été envisagé et balisé qui devient réalité: Sandrine appelle le vétérinaire de garde, qu’elle avait prévenu quelques jours auparavant de cette opération à hauts risques  sur un chow de l’asso.
Paddy est mis dans la voiture, il est minuit passé à l’arrivé en clinique. Paddy est immédiatement pris en charge. Radio…  Dilatation avec estomac encombré d’eau.
Il faut le vidanger.
Heureusement la gastropexie devrait empêcher une nouvelle torsion…
Perfusion durant 2 h.
Sandrine repart après avoir convenu avec le vétérinaire qu’il l’appelera  si Paddy ne s’endort pas et monte en stress.
Nuit évidemment blanche, mais pas d’appel.
À 8h, Sandrine est devant la clinique, Paddy l’ y attend.
Il a à nouveau fait un grand bras d’honneur à la mort.
Non, décidément, Paddy veut vivre.

Mais une question taraude Sandrine: comment l’ estomac a t-il pu ne pas se vidanger alors qu’ elle  voyait Paddy uriner? D’après le vétérinaire c’est parce que l’urine évacuée provenait de l’eau bue avant l’opération, ainsi que de la perfusion durant l’opération et les heures qui ont suivi.
Sandrine a eu l’impression de donner peu d’eau et de manière fractionnée. Mais elle a eu tort. C’était trop. Le vétérinaire dit aussi qu’un chien n’est pas déshydraté à la sortie d’une opération car il a reçu une perfusion. Par contre, comme nous, il peut avoir la gorge sèche et douloureuse, surtout après une opération du voile du palais. Pour  remédier à l’inconfort,  il faut ne donner que  quelques gorgées d’eau ou, mieux encore, hydrater d’ un pshittt d’eau en brumisateur. Le chien, apaisé par ce rafraichissement ne montera pas en stress, et il n’aura pour autant pas bu.

Cela fait  maintenant plus de 15  jours que Paddy a reçu les soins chirurgicaux nécessaires à sa survie et à son confort.

Nous remercions sincèrement le Dr Hersan de ne pas l’avoir affublé d’une collerette et autres pansements qui l’ auraient gêné .
Aucun fil visible autour des yeux. Un travail formidable!
Paddy est resté en post-op  libre de ses mouvements, du moins autant que la nature, sa nature, lui octroie cette liberté.
Car Paddy est aveugle et  il le restera.
Mais ne souffre plus à cause des cils qui frottaient la surface des yeux.
De yeux, il ne reste pas grand chose en réalité: des ulcères à répétition, non soignés ont fini par perforer l’œil gauche. L’œil droit est dans un état légèrement meilleur, ou bien  il faudrait dire, un peu moins pire.
Durant l’anesthésie, des radios ont été faites, montrant des poumons en mauvais état, probablement dû à des séquelles de fausses routes alimentaires ou salivaires qui se sont soignées comme ça a pu.
La trachée est pratiquent invisible.
Côté voile du palais, c’est un morceau énorme qui a été retiré, le maximum possible, laissant apparaître enfin, un petit trou pour le passage de l’eau, des aliments et de sa salive. Et dire que c’est 100 fois mieux qu’avant!…

3.5 cm de voile du palais enlevé

Nous avions précisé au Dr Hersan  que la castration n’était pas une priorité et de ne la faire que si les constantes étaient bonnes et que si  la durée d’anesthesie était convenable. Et ça a été fait.  Et c’est une bonne chose car au moins Paddy ne risque pas de faire accidentellement des petits et leur transmettre ses pathologies

 

Sandrine: « Nous avons accueilli Paddy comme bien d’ autres chows. Avec ceci de différent  que nous l’avons vu par deux  fois dans un état critique, qu’ il a fallu agir, prendre des décisions, rassurer ce petit chien qui n’est que gentillesse et bonne humeur.

A ce jour, et à notre connaissance, Paddy a frolé la mort par 3 fois.
Il a été multi-opéré.
Il dort beaucoup. Le Dr Hersant nous a expliqué cela par le fait que son sommeil jamais été réparateur avant de l’avoir soulagé de son voile du palais.


Paddy aime manger et pas que sa pâtée. Il demande désormais à table tous les petits à côté qui sont quotidiens chez Gucci et Nina. Il faut le voir se précipiter, prendre un pas de plus en plus assuré en se dirigeant vers Joël attablé, car c’est lui qui donne les meilleurs morceaux. Moi je ne propose que des tomates et des haricots verts, beaucoup moins goûteux du point de vue de tous les chiens de la maisonnée, adoptés ou de passage.

Quelques jours après son arrivée chez nous,  une promesse a été faite entre les 4 humains de la maison :  s’il survivait, Paddy ne quitterait plus cet endroit qu’il a fait beaucoup d’efforts pour s’approprier, dehors, dedans, la végétation, le mobilier, la présence des autres chows…

On le lui a dit, on le lui  a répété, en espèrant ainsi lui donner la force et l’envie de ne pas se laisser abattre.
Et cela a fonctionné!.

En vivant Paddy nous a fait un immense cadeau : il a largement rempli sa part du contrat et c’est pour nous une évidence, Paddy est désormais le petit troisième de la maison.
Et nous n’oublions pas pour autant Noisette et Jewenn  
(décédée d’une fausse route à cause du surtype) dont les souvenirs sont quotidiens ».