Jouck

25 juillet: « Hé! vous me reconnaissez ? ouais c’est moi, Jouk. Je fais des progrès tous les jours. Mes bobos sont finis, maintenant il faut que mes poils repoussent. Je prends doucement du poids et de l’assurance. »

 

08 juillet:  Après avoir récupéré Jouk avec un hot spot sur une hanche, Jouk a maintenant un hot spot sur une fesse.

Il est encore trop tôt pour déterminer la cause de ces hots spots récidivants mais rappelons que la plupart (rares sont les cas graves, avec des causes réellement difficiles à établir) des chows qui ont des hots spots les ont à cause des puces, d’une alimentation inadaptée ou d’un toilettage défectueux. Dans le cas de Jouk il y a aussi le Prozac, abandonné depuis trop peu de temps pour comprendre l’impact qu’il a pu avoir sur des soucis dermatologiques.

A suivre!

hot spot Jouk

 

Samedi 13 juin:  Laure et Patrick,  sur la route pour aller récupérer un chow mordeur, en risque d’euthanasie, Jouck.  La route est longue, émaillée de réflexions …. « Et si le propriétaire avait raison ? et si il était irrécupérable ? il va peut être agresser les nôtres ? » Toutes ces questions qui tournent dans la tête….

Et puis c’est le moment de la rencontre, laissons la parole à Laure:  « En arrivant sur le lieu du rendez vous, on constate très vite qu’ il n’est pas agressif. Au fur et à mesure de la conversation, on se rend compte qu’il s’agit plutôt d’incompréhension et de mauvais conseils….

Le voyage de retour se passe plutôt bien, Jouck est assis derrière et regarde le paysage se dérouler.  Arrivé à la maison il fait le tour du jardin très intéressé, manque de chance il y a une chienne en chaleurs…. et Jouck a déjà sailli dans sa vie, il faudra vite le castrer. Pour le moment il est assez calme, mange un peu, ça ira mieux demain…..

Dimanche matin, on ouvre la porte, et il se met à trembler de ses 4 pattes, il est terrorisé!  Pourquoi?

On le laisse faire son tour,  il revient gentiment quand on l’appelle.

Dans la journée il a eu la diarrhée, quand je suis venue nettoyer, il était sur la défensive, grognait et avait visiblement peur du balai…. il m’a fallu reculer et revenir plus tard.

Nous avions prévu un rv chez le vétérinaire  dès le lundi matin, parce que Jouck est sous neuroleptiques depuis 18 mois, ce que nous savions, et qu’il avait un méchant hot spot, ce que nous ne savions pas. Le véto, prévenu par mes soins, le laisse faire le tour de la salle d’examen pendant que l’on fait le tri de son dossier médical. Le veto se penche, l’appelle,  Jouck finit par venir et pose sa tête sur la cuisse du praticien, lui lèche le bras, il peut soigner le hot spot, c’est à dite couper les poils, désinfecter…. On convient de le stériliser la semaine suivante et de ne commencer le sevrage des médocs qu’après.

Jouk, première consultation

Nous pensons que durant cette première semaine, il est urgent de lui laisser du temps. On lui parle, on l’ appâte avec des friandises qu’il aime. Il apprécie les gamelles, et en redemande, cela tombe bien il n’est pas épais. Mais il a peur de moi. Il voit les autres chiens, ne cherche pas à les agresser. On lui a présenté une petite chienne très joueuse, Pupuce, qui est revenue en râlant:  « Il n’est pas drôle celui la, il ne joue pas !« 

Une semaine après, le mardi matin, direction la clinique véto pour la castration… j’avoue être un peu anxieuse. Mais ça se passe bien, pas de grognement, encore moins d’agression.

facture castra jouk

Après ma journée de boulot, je vais le chercher, avec un autre chien. normalement j’en ai pour une heure… et nous voila bloqués sur le parking du vétérinaire car ma voiture ne démarre plus: appel de l’assistance, il nous faut attendre une bonne heure. Il fait une chaleur épouvantable, pas de clim et aucun moyen d’ouvrir les vitres. Je les sors a tour de rôle. Jouck est gentil, sort et rentre dans la voiture sur mon ordre. Lors du trajet retour avec la dépanneuse, je reste dans la voiture sur le camion, pour pouvoir entrouvrir la portière avant pour avoir un peu d’air. Patrick vient nous chercher chez le garagiste, Jouk est content de le voir et fait les derniers kilomètres assis sur le siège passager sans bouger.

Le lendemain, changement radical d’attitude, il est content de me voir et vient même chercher une caresse ! on décide de lui retirer le carcan et de lui installer une bouée ce sera moins inconfortable, il se laisse faire. prend les médicaments sagement. On commence le sevrage des neuroleptiques. son regard change, mais nous sommes prudents, le vétérinaire nous a bien dit que ça peut ne pas être linéaire.

Aujourd’hui, on peut dire que ça se passe bien , il fait des progrès tous les jours. on le reprend quand il grogne, et il commence à comprendre que ce n’est pas bien.

Prochaines étapes, le brosser et l’intégrer dans un groupe avec les autres chiens. En tout cas au bout de 17 jours il n’a pas mordu, n’a même pas essayé. Il a toujours un peu peur de mouvements brusques ou quand on passe derrière lui. Chaque jour il se révèle, c’est un « discuteur » il vocalise beaucoup pour communiquer ».

Si Jouk ne change pas, l’éducateur canin auquel nous avions envisagé d’avoir recours  ne s’avérera pas utile, Jouck est un chow, c’est tout, c’est à dire un chien que l’on vouvoie, expression très usitée dans le monde du cheval, totalement ignorée du monde canin, et qui pourtant illustre à merveille la relation qu’il convient d’entretenir avec son chow.

Amateurs de chiens, passez votre chemin!

La présentation de Jouk à fait chavirer votre cœur? La suite par ici!