Marius

30 octobre: La vie est redevenue un long fleuve tranquille pour Marius:

Crevettes grises et roses approuvées par Marius.

Et après la dégustation, un peu de sport:

Partie de cache-chache

 

25 octobre:  « Salut mon fan club! j’me demandais si vous voudriez voir des photos de moi quand j’étais petit,  vous-voulez?

Oui, je sais, nous les chows on est tous craquants quand on est petits. Après aussi d’ailleurs…. mais avant de nous acheter, ou de proposer de nous adopter, faites bien le tour de vos autres obligations et un point sur la stabilité de votre vie, je sais, c’est jamais simple de prévoir.
Mais vaut mieux ne pas nous faire entrer dans votre vie que devoir vous séparer de nous.
Pour nous, certes. Mais aussi pour vous car je sais que maman a eu, et a encore, beaucoup, beaucoup de chagrin, juste un peu atténué par le fait que je suis à nouveau heureux.
Mais un abandon, ça marque, j’vous l’garantit, et plus on a été aimés, plus on est malheureux….

Aujourd’hui, j’ai repris la voiture avec Chrystelle, maintenant je sais que c’est pour partir en promenade.

On a vu ses parents et leur fifille, Gribouille. Elle est bien un eu exclusive…

J’crois qu’elle se fait sermonner la Gribouille….

mais moi, je m’en fiche, alors elle m’accepte de plus en plus.

 

24 octobre:

ô Marius tu nous fends le cœur !

Oui mais à moi y me fait rire ! A moi y me fait rire!

Qu’est ce que j’ai encore fait ?

 

21 octobre: Après un moment d’hésitation « mais où est-ce que je vais encore aller?… » Marius a accepté de sauter dans la voiture pour une belle promenade.
Il ne l’a pas regretté! Son bel appétit au retour l’a prouvé ».

 

18 octobre: Lorsque nous avons reçu la candidature de Chrystelle pour adopter un chow chow, Sylvie était sur la route pour faire une séries de visites pré-adoption.
Chrystelle avait le profil idéal pour adopter Marius; un crochet s’imposait car le pauvre loulou brisait le cœur, tristement couché sous l’eau, refusant toute nourriture. Ce serait tellement chouette qu’il trouve vite SA famille!
Situation exposée, Chrystelle n’a pas dit non, elle a proposé de passer très vite le rencontrer.

Au bout de 5 jours en FA au PLB, même s’il restait méfiant, Marius acceptait du bout des dents un peu de jambon et d’Emmental.
Et un peu plus le jour suivant.
Le dimanche  il mangeait presque son jambon et son fromage de bon cœur et il a accepté que Sylvie accroche la laisse au harnais qui n’avait pas été enlevé. Première balade en compagnie de Chrystelle….. qui a décidé de tenter l’adoption pour le we suivant!
Tous les jours qui ont suivi, la trilogie jambon-emmental-balades ont fini de dérider le beau Marius qui s’est révélé absolument formidable: indifférent à tous les chiens, joueur avec les humains qu’il agrée, protecteur de son territoire, pas aboyeur (mais ça, on le savait déjà), appréciant les gratouilles, les caresses et même la brosse, tout comme l’avait décrit son ex-maman.

Il avait  été décidé que Sylvie irait déposer Marius chez Chrystelle le 16, la veille du we pour que la prise de contact se fasse dans les meilleures conditions possibles.
Marius est monté dans la voiture assez facilement et longtemps il a observé le paysage qui défilait, « J’ai confiance en toi mais on va où maintenant? »
Il en faut de la confiance dans nos adoptants pour parvenir à passer la main….

Heureusement, il y a des évidences et lorsque Marius est arrivé chez Chrystelle, qu’il a découvert le jardin, qu’il a commencé à faire le fou-fou, qu’il a même accepté un Dentastick qu’il refusait jusque là, très décontracté, oui, il était évident que c’était gagné.

Marius se décontracte

Au programme, une balade ensembles, pour que la transition se fasse en douceur (nous suspectons que l’arrivée de nuit au PLB, après avoir changé deux fois de voiture avait contribué à l’extrême méfiance de Marius).

Et puis il a fallu se séparer, non sans les conseils de garder téléphone et clés sur soi pour le cas où Marius changerait de comportement une fois qu’il se retrouverait seul en tête à tête avec Chrystelle.

Au revoir Marius…

Mais Marius n’a pas changé! Il a même mangé des croquettes!

Le soir même, TV au programme:

Et le lendemain matin, Chrystelle et lui gouttaient au charme d’un petit déj les yeux dans les yeux:

Evidemment la famille, chowiste, de Chrystelle est venue rencontrer Marius:

Trop bonnes les gratouilles!

Alors, adopté ou en FA Marius?

A notre avis, il est inutile de déposer une demande d’adoption même si Marius gardera le statut de chien en FA jusqu’à son passage chez un ophtalmo, pour le cas où une opération serait à prévoir.

 

11 octobre 2020

Marius a trois ans et il est très, très, très, mais alors TRES malheureux.
Dimanche dernier, sa vie a basculé.
Lorsque sa maman l’a fait monter en voiture, il a crû que c’était pour un dimanche de ballade habituel. Ses affaires dans le coffre, il n’y a pas prêté attention….. Des chiens plus avertis que lui auraient compris que c’était mauvais signe, mais lui, Marius, il a tant été aimé! De la vie, il ne connaît que sa maîtresse et son cercle proche car, comme il a tendance à grogner sur les inconnus, par prudence bien que Marius n’ait jamais mordu ni pincé -et par erreur fondamentale dans sa sociabilisation- sa famille l’a toujours isolé des inconnus.
Et quelques heures après le voilà continuant son trajet dans une autre voiture où maman l’a aidé à monter…
Puis le voilà baladé par des inconnus, à la nuit, sur un parking, dans l’attente d’un autre véhicule…..  Dans celui là, loin de sa maman, il refuse de monter! Il en faudra de la force, et surtout de la ruse pour hisser le malheureux Marius dans la Twinchow! Encore n’était-il pas trop désespéré car au cours du voyage qui a encore duré quelques heures, il a accepté de partager un sandwich Sodebo au jambon…

C’est le lendemain, après une nuit passée à cogiter, que la dure réalité a frappé l’esprit de Marius: il était dans un endroit inconnu et avec des inconnus envers lesquels maman l’avait toujours conforté dans la méfiance, et ces inconnus allaient et venaient, le frôlant au passage des portes,  avec des intentions dont il ferait peut être bien de se méfier. « Grrrrrrrr!!!!!!! D’abord vous arrêtez de passer près de moi! Toi la greluche, tu restes dans ta cuisine et moi je veux plus que personne s’approche de moi. J’attends maman. Elle va forcément venir me chercher. D’abord je connais qu’elle; pis elle m’a toujours dit qu’elle m’aimait, et que les inconnus, j’avais bien raison de m’en méfier. Na! »

Pauvre Marius! Ce qui se passait dans ta tête était tellement lisible qu’il était impossible de t’en vouloir. Alors Sylvie a sagement attendu dans la cuisine qu’Alain revienne des courses et fasse diversion à la porte d’entrée pour pouvoir quitter la cuisine où tu l’avais contrainte à rester plus de deux heures. Car ni les tranches de saucisson, ni les bouts de gruyère lancés loin du pas de porte sur lequel tu avais pris position  ne t’avaient incités à bouger; « Ta bouffe, je m’en fiche, j’ai l’estomac tout noué sans  maman; pis on m’achète pas, suis un chow chow!« . Ok…

Voilà une semaine que Marius est malheureux.
Même s’il pleut, porte ouverte, il reste couché sous l’eau, refusant de rentrer.
Il ne touche pas à ses croquettes, pourtant se sont celles dont il a l’habitude.
Il boit à peine.
Les autres chien(ne)s le laissent indifférent.
Si Sylvie s’approche avec une laisse pour lui proposer une balade, il se met en défense. « Grrrrrr! Toi j’te connais pas! j’attends maman, j’sais bien qu’elle reviendra me chercher! »

Et pourtant non, elle ne reviendra pas car si elle t’a confiée à Chow au Cœur, c’est pour ton bien, pour que tu ne passes pas de longues heures, de longs jours, tout seul dans un appart du matin au soir alors que tu es habitué à l’extérieur et à plus de présence. Elle aussi souffre. Mais les humains ont plus d’occasions de se distraire de leur peine, même si elle est profonde: le travail, la famille, les amis…
Toi pauvre Marius, tu n’as que le souvenir de ceux auprès desquels tu te sentais en confiance et le mot « avenir » ne fais pas sens chez un chien qui, comme tous les animaux, ne vit que le présent dans le souvenir du passé, qu’il soit heureux ou malheureux.

 

Quel avenir pour Marius?
Tout d’abord nous nous demandons s’il y voit bien. Une vue défectueuse pourrait expliquer cette méfiance un peu excessive; mais impossible d’aller consulter un ophtalmo avec un chien dans un tel état psychologique, il faudra attendre des semaines, peut être des mois avant qu’une vraie confiance s’instaure. Et ensuite, alors que Marius fera confiance, il devrait encore partir chez des adoptants. Il serait inhumain d’infliger cela à ce pauvre chien. D’autant qu’ il se peut aussi que Marius ne souffre d’aucun problème de vue et qu’il soit juste très chow chow.

Pour ces raisons, nous avons décidé que les adoptants de Marius auront d’abord un statut de FA pour que nous puissions juridiquement assumer financièrement une éventuelle opération. Mais au moins dans l’attente d’hypothétiques soins Marius pourra commencer à accorder une confiance qui ne sera plus jamais trahie.

Quel profil pour les candidats à l’adoption du beau Marius?

  • Connaitre les chows, en être inconditionnellement amoureux et être doté d’une patience à toute épreuve car ce n’est pas facile de savoir se comporter avec un chien aussi méfiant dans les débuts de la relation.
  • Posséder un pavillon avec terrain car c’est vraisemblablement dehors qu’il faudra prendre contact avec Marius, pour lui laisser une possibilité de fuite qui le rassurera.
  • Pas de jeunes enfants qui ne feraient que le stresser car en plus Marius ne les connait pas.
  • Pas de chats, Marius ne les aime pas
  • Un(e) chien(ne) sympa pourrait être un plus car même si Marius est indifférent pour le moment, un autre chien pourrait au moins être un exemple à suivre.

Vous vous reconnaissez dans ce profil? Remplissez le formulaire de demande d’adoption!