Le calendrier deux mille vingt-sept de Chow au Cœur est arrivé, et il raconte une belle histoire, la nôtre.
Depuis quatre ans, nos adoptants bénévoles construisent, page après page, le refuge dont nos chiens avaient besoin.
Ce calendrier leur rend hommage.
Chaque mois vous emmène dans les coulisses du chantier, avec des photos des travaux, des photos de nos chiens, et des portraits de celles et ceux qui ont mis la main à la pâte, redessinés dans un style tout en tendresse et en clin d’œil, façon bande dessinée.
Un objet plein de cœur à accrocher chez vous toute l’année, et un joli geste pour soutenir la suite de nos projets.
Toujours au prix de 25 e il est d’ores et déjà disponible dans notre boutique Hello Asso.
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L’arthrose touche un chien sur cinq, et particulièrement les chiens âgés ou de grande taille — nos Chow-Chows, hélas, n’y échappent pas. Longtemps limitée aux anti-inflammatoires classiques, la prise en charge de cette maladie articulaire chronique connaît depuis quelques années des avancées concrètes. Voici où en est la recherche, et ce qui est aujourd’hui accessible dans nos cliniques vétérinaires.
Une nouveauté majeure : la thérapie par cellules souches
Depuis 2022, il existe un médicament vétérinaire disposant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) européenne pour traiter l’arthrose du chien par cellules souches : DogStem, commercialisé par le laboratoire TVM .
Comment ça marche ? Le produit contient des cellules souches mésenchymateuses prélevées dans le cordon ombilical de chevaux — une source jeune, abondante, et éthique, avec très peu de risque de rejet immunitaire même chez une autre espèce. Ces cellules ont des propriétés anti-inflammatoires et favorisent la régénération du tissu articulaire.
Comment se déroule le traitement ? Une seule injection, directement dans l’articulation touchée (coude ou hanche le plus souvent), réalisée par un vétérinaire.
Contrairement à une idée reçue, ce geste ne nécessite pas obligatoirement un plateau d’imagerie de pointe : il repose sur une technique d’arthrocentèse (repérage par points anatomiques), que le laboratoire a d’ailleurs commencé à enseigner aux vétérinaires généralistes via des formations dédiées. L’imagerie (échographie) reste toutefois un vrai plus pour la précision, en particulier sur la hanche, articulation plus profonde et plus délicate d’accès.
Quel coût ? Comptez plus de 500 € pour une injection.
Quelles chances de succès ? C’est le point à garder en tête pour ne pas se créer de faux espoirs : dans l’étude clinique ayant permis l’AMM 51 % des chiens traités ont montré une amélioration significative à 8 semaines (contre 5 % sous placebo). Ce taux redescend à 39 % à 12 semaines. Sur un suivi de 18 mois, la durée de l’effet chez les chiens répondeurs varie énormément : de 8 semaines à plus d’un an selon les individus. En clair : environ un chien sur deux répond bien au traitement, avec un bénéfice qui peut être durable — mais ce n’est pas un miracle garanti pour tous.
D’autres laboratoires travaillent sur des approches voisines, avec des cellules souches autologues (prélevées sur l’animal lui-même) plutôt qu’un produit prêt à l’emploi, notamment le lyonnais Vetbiobank — à l’origine, historiquement, de la technologie reprise dans DogStem.
Et les traitements existants ? Le cas de Librela
Avant l’arrivée des cellules souches, une autre innovation avait déjà changé la donne : Librela (bedinvetmab), un anticorps monoclonal injectable mensuel qui cible spécifiquement le facteur de croissance nerveuse (NGF), responsable de la transmission de la douleur. Il coûte environ 100 à 150 € par injection, à renouveler chaque mois.
Peut-on associer les deux traitements ?
Oui : DogStem et Librela agissent par des mécanismes complètement différents et ne sont pas incompatibles. DogStem vise à agir sur l’articulation elle-même (inflammation, régénération tissulaire) via une injection ponctuelle, tandis que Librela contrôle la douleur au niveau du système nerveux via des injections mensuelles répétées. Une approche multimodale peut donc avoir du sens pour certains chiens, en complément d’autres piliers classiques de la gestion de l’arthrose : contrôle du poids, activité physique adaptée, compléments alimentaires (type chondroprotecteurs), voire kinésithérapie. Seul le vétérinaire traitant, au vu de l’état clinique du chien, peut évaluer la pertinence et le bon ordre d’association de ces traitements.
En résumé
La recherche vétérinaire avance vite sur l’arthrose canine, et c’est une bonne nouvelle pour nos Chow-Chows vieillissants ou fragiles des articulations. Mais ces nouveaux outils ont un coût significatif, une efficacité qui reste partielle et variable selon les chiens, et nécessitent toujours un suivi vétérinaire rapproché. Comme toujours, la meilleure arme reste la prévention et le diagnostic précoce — n’hésitez pas à consulter dès les premiers signes de raideur ou de boiterie chez votre compagnon.
C’était le début de l’été, un de ces we de chassé-croisé où non seulement les vacanciers qui partent en vacances croisent ceux qui rentrent chez eux, mais aussi un de ces we où les chows adoptés croisent les chows abandonnés.
Nous emmenions Snow (4) vers sa famille, qui l’attendait impatiemment du côté de Bourges, à mi-chemin de chez eux.
Dans leur voiture, Goodjy, orphelin suite au décès d’Andrée et qu’ils avaient récupéré la veille pour faciliter son voyage vers le Chowpôle. Nous nous connaissons bien, nous échangeons deux mots mais il faut faire vite car il fait chaud pour les chiens.
Sur le trajet du retour vers le Chowpôle, une famille attendait impatiemment elle aussi le passage de la voiture où prendrait place Snow (6), petite chowchowtte de 4 ans, crème comme il sied à ce prénom galvaudé.
On trouve la maison perdue en campagne, on se gare devant le portail, on appelle. La chienne apparaît. On vous la dépose dans le coffre, on vous tend la pochette de papiers « Vous verrez, elle ne bouge pas en voiture« . On démarre.
Voilà.
C’est ainsi qu’un chien quitte tous ses repères pour plonger dans l’inconnu.
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L’inconnu pour Snow ce sera le Chowpôle et les nombreux chows en attente d’une famille en ce début d’été.
Moi c’est Snow, et toi?
Souvent, lors de la première sortie en groupe, pourtant composé de membres choisis pour leur sociabilité, la peur prend le dessus sur la curiosité et le nouveau venu refuse le contact.
Et puis ça passe, le chien s’habitue à un rythme journalier, sortie, nettoyage, toilettage ou balade en laisse, siestes, repas… L’inquiétude cède le pas à la curiosité, puis à l’envie de participer, enfin à l’attente de la rencontre matinale avec les chowpains.
Le plus souvent il y a des soins à envisager, au minimum la stérilisation et les vaccins, parfois aussi l’opération du voile du palais et/ou les entropions. Parfois c’est autre chose, orthopédie, dermatologie…
Tout cela demande toujours du temps, des semaines, des mois.
Parfois aussi il faut rapprocher le chow du vétérinaire qui l’opérera et pour cela faire le transfert vers la FA la mieux placée, attendre encore que le chow s’apaise, qu’il commence à faire confiance et enfin procéder à la première visite vétérinaire.
Dis tatie, j’aurais pas mal?
Lorsqu’il y a palatoplastie, c’est le Dr Hersan , sur Cognac, qui opère, parce qu’elle sait combien un chow peut stresser loin de ses repères et nous les rend donc dès leur réveil.
Et Snow avait clairement besoin d’une palatoplastie, alors elle a pris chez Sandrine et Joël la place d’ Orla qui venait d’être adoptée par Marie-Christine.
Snow et Bené « heu….chuis nouvelle, tu veux bien me guider? »Snow et Uane Chen: « Qui c’est celle là??? »
Depuis le début de l’année, beaucoup de chows ont été hébergés par Sandrine et Joël, on ne compte plus tous ceux à qui ils donnent leur attention et leur tendresse pour les aider à panser leurs blessures morales , ou physioques…
Snow, avec les séquelles d’un gros hot spot
Ils cherchent à les comprendre, proposent une balade qui pourrait faire plaisir, des gratouilles, des mots doux… Joël est même surnommé « Tonton Saucisson » à cause de son arme fatale pour gagner la confiance des plus récalcitrants et Sandrine se met en quatre pour trouver LA croquette qui plaît.
Et c’est difficile de voir un jour ses protégés partir, l’un après l’autre, même si les adoptants sont choisis avec soin, même si on est heureux pour eux, même si on sait que c’est ce qu’il faut faire parce qu’on n’a pas 50 paires de bras pour tous les tenir serrés contre notre cœur et qu’on continuera à le faire parce que les abandons sont incessants.
C’est difficile quand on repense aux chows aimés qu’on a adoptés ou qui ont choisi de rester et qu’on a perdus, et il y en a eu, beaucoup… Nina et Gucci, Noisette et Jewenn, Paddy, Unix, Indigo… Chouchou, réfractaire aux câlins, et Béné à l’amour exclusif pour Sandrine.
On a tous besoin d’aimer… Orla était réservée de longue date par notre chère Marie-Christine et Joël ne voulait pas la désespérer en choisissant de l’adopter. Uane Chen aussi était réservée, alors comme Joël est adulte et responsable, il a accepté de la voir partir. Mais ce fut dur, il a travaillé encore plus pour noyer la peine , des journées de 14 h parce que chez lui aucune fifille n’était plus là pour l’accueillir en lui faisant fête.… « Mais Snow, elle, elle n’est pas encore réservée, alors je la garde, ne la propose pas, elle ne quittera pas la maison« , a dit Joël. « Peu m’importe qu’elle soit crème ou noire ou fauve, qu’elle ait 4 ans ou 2 ans ou 12 ans, qu’elle soit malade ou en bonne santé, je veux un chien pour l’aimer tous les jours, jusqu’au bout, l’aimer en sachant que c’est pour longtemps, pour toujours… »
J’y suis, j’y reste, moi j’ai trouvé mon papa
Alors voilà, pour ne pas porter malchance nous avons attendu que Snow soit stérilisée et opérée du voile du palais avant d’annoncer son adoption.
Et maintenant que c’est fait, que le post-op est terminé, nous pouvons annoncer son adoption, par Joël et bien sûr par Sandrine.
Parce qu’on ne peut pas toujours donner sans jamais garder et qu’il faut avoir un peu de bonheur pour en donner.
Et bien sûr la vie de famille d’accueil continue pour Sandrine et Joël…
Nous recevons un message d’une personne d’un département voisin qui nous demande si nous pouvons récupérer un chow en urgence, la situation est dramatique, pour le chien : Voilà, j’ai acheté une maison et j’ai accepté de garder les deux chows des précédents propriétaires, un couple. Le mâle a 9 ans. La femelle… elle est morte. Voilà, j’ai deux staffys, je gardais aussi celui de ma fille… Quand je suis rentrée du travail, ils avaient déchiqueté la femelle chow-chow. Elle n’était pas encore morte, mais à 12 ans elle aurait dû subir de telles opérations qu’elle risquait de souffrir sans jamais se remettre. J’ai appelé son ex-maîtresse car elle était toujours à son nom et elle a préféré qu’on l’euthanasie. Ce qui me soucie maintenant, c’est le mâle, Naÿko, je l’isole des staffys mais il ne comprend pas, il est très gentil, il s’ennuie et défonce l’enclos que je lui ai fait pour aller avec eux. Je vis dans une angoisse permanente pour lui. Le soir même nous récupérions Naÿko.
Nous avions rendez-vous sur le parking d’une clinique vétérinaire que nous connaissons bien.
J’comprends rien…moi ch’uis gentil, j’veux de mal à personne…
Premières constatations: aucune difficulté pour monter en voiture, sage en enclos, bon appétit, facile pour prendre la Vache qui Rit fourrée d’anti-parasitaire.
Les jours qui ont suivi Naÿko a été lavé, brossé, pulsé sans se départir de son extrême gentillesse, son bon regard confiant fait fondre..
« Pourvu qu’on lui trouve rapidement une famille, il est tellement affectueux, il a tellement besoin d’humains pour l’aimer. « Pauvre bon gros chien… »
Il faut commencer par castrer Naÿko, le vacciner aussi car son carnet n’est plus à jour depuis belle lurette et faire vérifier les oreilles qui se sont révélées bien sales lors du toilettage : Bingo ! une otite bilatérale ! Les prélèvements partent à l’analyse pour pouvoir adapter les soins car, d’expérience, les otites sont souvent chroniques et résistantes.
Lorsqu’on sait combien les otites font souffrir, on est émerveillé par la tranquillité avec laquelle Naÿko accepte les soins locaux !
Naÿko est aussi très sociable avec ses congénères, avec les mâles autant qu’avec les femelles. De sa première vie avec deux malinois – qui eux n’ont pas été cédés avec la maison –, il a acquis tous les codes, il sait ne pas être insistant, partir plus loin s’il est mal accueilli… À le voir aussi placide, on se doute qu’il n’a absolument pas su comprendre l’agressivité des staffys… Sa gentillesse même fait de la peine lorsqu’on la met en parallèle avec ce qu’il a vécu.
Reste à voir comment notre loulou se comporte avec les chats…
C’est une fois de plus Chaminou qui s’y colle…
Test réussi.
Nous proposons Naÿko à Marie, dont on sait qu’elle souhaiterait bien donner un chow-pain à sa fifille Luna.
Elle est ravie et vient chercher Naÿko fin juin en croisant les doigts pour qu’il soit agréé par Luna, qui a ses têtes.
Mais tout se passe rapidement très bien…
Luna n’a jamais accepté un congénère aussi vite, peut-être parce que les autres ne sont pas des chow-chows…
Naÿko, lui, est au paradis…
Le lit, Luna le laisse volontiers à Naÿko, ce qu’elle ne lui laisse pas en revanche, c’est la gamelle. Depuis qu’elle est au régime, la gamelle est sacrée alors qu’auparavant il fallait toujours la stimuler pour qu’elle daigne y toucher. -5 kg. Mais pour une chowchotte de petit gabarit, 25 kg, c’est mieux que 30, ses articulations s’en portent mieux.
Naÿko, lui, n’a pas de problème de poids. Il est loin d’être maigrichon. Il est juste bien. S’il y a une chose dont il n’a pas souffert dans sa première vie, c’est de la faim.
J’adore me promener!
Un seul bémol dans le bonheur tout neuf de Naÿko : les vacances ! Marie avait âprement négocié avec la propriétaire du gîte qu’elle avait réservé pour emmener Luna. Mais un chien, pas deux ! La dame a été intransigeante.
Que faire de Naÿko?
Le mettre en garde si tôt après tant de bouleversements n’a pas semblé judicieux; Naÿko est donc revenu au Chowpôle, endroit où il avait des repères.
Bien sûr nous avons tout fait pour qu’il se sente bien, le matin il se baladait avec les potes comme au bon vieux temps de son arrivée, il connaissait d’ailleurs certains chowpains, Stéphane est venu faire des balades à la fraîche, nous avons profité de passages d’adoptants et d’amis pour faire des balades…
Nous avons même profité de la présence d’une nouvelle pensionnaire, Suzanne (dont nous vous reparlerons plus tard), pour donner de la compagnie à Naÿko, mais, peut-être prêtons-nous trop souvent aux chiens des états d’âme qu’ils n’ont pas ? … :
Naÿko ne semblait pas heureux :
Pourquoi ch’uis rebenu là? Pourtant j’ai été gentil….
Heureusement, nous, nous savions.
Nous savions que la séparation d’avec Luna, d’avec le confort de la maison, d’avec les bonnes balades et les siestes communes ne durerait pas plus que le temps des vacances et nous nous réjouissions du retour de Naÿko au sein de la famille où il se sentait si bien.
Et Naÿko est reparti là où désormais il est CHEZ LUI :
Chauffeur, à la maison.
Et voilà!
Les habitudes ont été reprises comme s’il n’y avait pas eu d’interruption :
… Le canapé est toujours aussi moelleux…
… et le lit toujours autorisé :
Naÿko, 9 ans, a trouvé une famille qui l’aime sans se poser la question de la couleur, de la pigmentation de la truffe ni de la position des oreilles car Naÿko, pour eux, est avant tout un chow adorable et qui a besoin d’amour.
Une adoption entre personnes de la même famille de cœur, de ceux qui savent ce que « être heureux » veut dire pour un chien.
Armelle et David: « Thor avec sa belle tenue 😉. Juste pour la photo. Il s’ habitue très bien même lorsqu’il doit rester seul, il est très sage. Il s’est trouvé un arbre à l’ombre d’où il peut surveiller la petite route devant chez nous. Ainsi on sait où il fait la sieste. Les nuits il est très calme et il mange bien. J’espère que tout se passe bien au chowpôle. A bientôt. »
Août 2026
Thor, Petit Thor, Thotor , une quantité de surnoms affectueux sont immédiatement venus aux lèvres pour qualifier cet adorable et beau chow-chow, rouge comme on n’en fait plus, affectueux, câlin, tendre, « jouette » comme diraient nos amis belges.
Émotif aussi, pas vraiment à l’aise dans la troupe de chow-chow.
Ce qu’il voulait, le Petit Thor, il l’exprimait clairement dans une recherche constante de proximité avec les permanents et les bénévoles du Chowpôle : des humains pour lui tout seul, pour être le centre de leur vie et leur donner toute la place dans son cœur de chien.
Hé! chuis là! regardez moi!!!!
Thor est arrivé au Chowpôle le 13 juillet après de longues heures de voiture et dès le lendemain c’était sortie commune avec les autres loulous.
Si Thor nous a été confié, c’est qu’il ne supportait pas l’agitation des 5 enfants de la maison : n’en déplaise aux marchands de chiens, le chow n’est pas un chien de famille et ceux qui ont envie de croire leurs boniments ont souvent la tristesse de devoir se séparer de leur chow-chow.
Attention ! Thor n’est pas un croque-mitaine et il peut parfaitement côtoyer un enfant calme qui joue dans son coin. Mais 5 enfants qui jouent… c’est une ambiance de cour de récréation avec toutes les nuisances sonores que l’on connait, sans parler des ballons qui arrivent dans vos pattes. Thor n’a jamais mordu, mais pour sa tranquillité, parce que sa famille le sentait mal à l’aise dans cette ambiance, il vivait séparé des enfants : terrain partagé, garage, buanderie.
Nous sommes bien d’accord pour dire que ce n’est pas une vie pour un chien. À même pas 4 ans, Thor a encore la vie devant lui et ce serait trop triste pour lui de la passer ainsi, sous prétexte qu’on l’aime. Acheter Thor n’a pas été un bon choix pour vivre avec des enfants, mais s’en séparer a été un acte d’amour et de respect.
Thor nous est arrivé en parfaite santé, pas d’entropion, pas de voile du palais. Peut-être une sensibilité alimentaire qui lui fait préférer les croquettes au poisson et les friandises sans bœuf et sans porc.
Rien de bien compliqué.
Castration, vaccination et Thor serait prêt à être adopté.
Nous avions hâte pour lui de le savoir en famille.
Sont où mes adoptants ?
Les adoptants de Thor, nous les avions rencontrés lors d’une journée chouquettes, au printemps dernier, dans un Hyper U où ils étaient gentiment passés nous voir avec leur beau chow-chow noir de 2 ans, Vador. Rien ne laissait présager le drame qu’ils vivraient le lendemain lorsque Vador, après une joyeuse promenade dans les vignes, est mort sous leurs yeux, trop rapidement pour arriver chez le vétérinaire, empoisonné vraisemblablement par le sulfate de cuivre qui sert à traiter les vignes.
On imagine le choc, le déchirement.
Nous aussi nous nous repassions le film de notre rencontres de la veille , tous les trois, si heureux… c’était un cauchemar.
Le bonheur peut être si fugitif…
Les mois sont passés.
Reprendre un chien.
Un chow-chow.
Mais Armelle et David ne veulent pas l’acheter cette fois car ils ont découvert lors de la visite à Hyper U qu’il y en a 60 à 70 qui passent par l’asso chaque année, en besoin d’une nouvelle famille.
Cette fois ils ne veulent pas choisir un chiot au sein d’une portée, alors ils posent candidature pour adopter, « même un vieux loulou car on regrette tellement de n’avoir pu voir vieillir notre Vador ». Mais ce n’est pas « un vieux loulou » que nous proposons car à ce moment là nous n’en avons pas à l’asso, c’est Thor, 3 ans et 9 mois, Thor qui cherche une famille.
Hé! adoptez moi! chuis un mignon sympa!
Armelle et David viennent découvrir Thor par une chaude journée de juillet. On prend un café. Thor s’installe contre le fauteuil, présent, câlin, tranquille.
« Nous ne pensions pas que vous nous proposeriez un chow si vite, nous avons réservé pour des vacances à l’étranger, en avion… vu que nous n’avions plus de chien… Nous rentrerons le mercredi mais dès le vendredi nous serons là, nous avons tellement hâte de vivre avec Thor… » Et Thor de vivre avec eux, c’est certain.
Et nous de le savoir en famille.
Ce fut le 21 août.
Durant les quelques heures de voyage pour arriver dans son nouveau chez lui n’ont pas déplu à Thor qui a été très sage, comme lorsqu’il est venu au Chowpôle.
Ce fut la découverte, tranquille, des lieux….
Et la découverte mutuelle : « Thor n’est pas un fan de piscine, il passe très au large et pas d’inquiétude à avoir car lorsque nous ne sommes pas dans le jardin, elle est sous bulle. Par contre c’est un fan des barbecues, il n’hésite pas à poser ses papattes sur la table. Très vite il est venu me faire des bises lorsque je suis assise par terre… il est très gentil, très présent et très calme à la fois. En laisse il ne tire pas. Il est allé voir les chiens des voisins au grillage mais une fois connaissance faite il s’en est désintéressé. Il a un peu joué avec le carlin de ma fille et puis chacun est passé à autre chose.
Nous sommes vraiment ravisd’accueillir Thor, la joie est revenue dans la maison. Nous ne pouvions pas vivre sans chow chow et adopter c’est prendre soin d’un chow dans le besoin, il y a une autre dimension que dans l’achat d’un chiot, il y a la générosité en plus. Et en plus Thor est formidable! On ne pouvait pas rêver mieux ».