Archives de catégorie : chow-chows

Snow

Juillet 2026

Parler de Snow, 6 ans, c’est faire un retour en arrière jusqu’à ce jour de la mi-mai où sa maîtresse, en larmes, l’a conduite jusqu’au Chowpôle. Elle avait tenu à faire la route, pour se rassurer quant aux conditions d’hébergement de Snow mais aussi pour assumer jusqu’au bout car il y a des séparations réellement difficiles et souvent inévitables.
Laissons Sandrine , l’ex deux pattes de Snow, raconter : « Snow, je l’ai connue chiot. C’est ma fille et son copain d’alors qui l’ont achetée, une erreur de jeunesse. Lorsqu’ils se sont séparés, c’est ma fille qui a gardé Snow, lui n’en voulait plus. Et puis ma fille a eu un bébé et Snow ne l’a plus intéressée. Alors j’ai récupéré Snow, ça ne m’a pas ennuyée, j’adore les chiens, j’en ai deux…

Rubis et Yuki

Et puis j’avais connu Snow toute bébé, pour moi elle faisait partie de la famille… »

Et oui, c’est tellement craquant, un chiot chow-chow…
Et puis il grandit.
Et puis le temps passe.
Et puis la vie fait qu’il passe du statut de petit trésor devant lequel on fond au statut d’encombrant pour lequel on cherche une poubelle.
Heureusement il y a les parents. Les parents qui n’envisagent pas de laisser partir Snow en refuge. Alors ils récupèrent Snow, heureux de lui ouvrir leur foyer, qu’elle partagera avec Rubis et Yuki, des chiens tranquilles de 8 et 9 ans.
Tout serait parfait dans le meilleur des mondes possibles s’il n’y avait les enfants que garde Sandrine. C’est son job. Et au bout d’UN an, soit que les enfants aient rendu Snow agressive, soit qu’elle ne les ait jamais supportés, Sandrine a dû se rendre à l’évidence : la cohabitation entre Snow et les petits n’était plus envisageable.
Sandrine : « Mes chiens peuvent se laisser caresser pendant des heures par les filles, mais en 15 mois je n’ai pas une seule photo de Snow avec une des filles que j’ai en garde ou avec les bébés de mes enfants 😭

Rubis et Yuki sont deux vraies crèmes avec les enfants et pour moi qui adore les chiens, et qui garde des enfants, c’est hyper important. Pourtant Rubis et Yuki sont deux vieux chiens de 8 et 9 ans, mais je n’ai pas peur quand les enfants jouent à côté d’eux, alors qu’avec Snow je n’étais pas tranquille. Pourtant Snow est un super chien, mais ça ne passe pas avec les enfants et en vieillissant ça ne s’est pas arrangé. »

Eh oui ! N’en déplaise à ceux qui font profession de vendre des chiots chow-chow et qui craignent que nos propos ne leur fassent rater des ventes, le chow-chow n’est pas un chien de famille, au sens de famille avec de jeunes enfants, qui courent, qui jouent, qui se chamaillent, qui vivent leur vie d’enfant, tout simplement. Le chow est un chien calme et qui veut qu’on respecte sa tranquillité. Bien sûr il y a des exceptions, comme pour les chows qui apprécient l’eau au point de dormir dans la douche comme Milky, ou qui aiment les chats au point de dormir avec comme Plume. Ce sont des exceptions. Et les exceptions confirment la règle.

C’est donc le 16 mai que Snow est arrivée au Chowpôle, stérilisée de longue date, vaccins à jour.
Le fait que sa maîtresse nous l’ait amenée n’a certainement pas facilité le départ de Snow vers sa nouvelle vie.
Mais nous comprenons ce besoin.
Snow a attendu, attendu. Sans manger. Pas même ses friandises préférées que Sandrine avait pris soin d’apporter.
Un jour, deux jours, trois jours… Heureusement Snow buvait.

 

Lorsqu’on cherchait à l’approcher, Snow s’éloignait en feulant. On pouvait presque distinguer un « m’apppproooooche paaaaas » dans son gémissement.
Un peu rassurée par la distance qu’on ne cherchait pas à franchir, Snow a fini par manger.
Un pas important a été franchi lorsque, sa maitresse nous ayant assuré que Snow rentrerait d’elle-même dans son logement, nous l’avons laissée se balader seule avec les chowpains.
À partir de là, tous les matins Snow se baladait avec ses potes, pas en recherche de contact, pas hostile non plus.
Elle a même fini par excursionner jusque dans la maison d’habitation, intriguée, méfiante, mais nettement en mode découverte de son environnement. Snow sait ce qu’elle veut, ce qu’elle fait. C’est une chienne réfléchie.
Ce fut finalement rapide de lui passer une laisse lasso, peut-être 3 semaines… Quelle joie de pouvoir la soulager d’une partie de sa toison en mue ! Snow se sentirait mieux !

Dans le feu de l’action, nous avons même oublié la consigne laissée par Sandrine : ne pas la mettre en hauteur et surtout ne pas lui toucher la queue. Ce n’est qu’a posteriori que nous y avons pensé.
Sandrine : « Elle est trop belle, quel changement par rapport à quand elle était à la maison, ce n’est plus le même chien au niveau du comportement. »
Enhardies par l’expérience, 15 jours plus tard nous avons même tenté le bain:

Sandrine : « Snow se sent en sécurité avec vous, elle n’a jamais été comme ça avec personne auparavant… C’est malheureux de dire ça, mais ici la tranquillité est revenue aussi bien avec les enfants qu’avec mes toutous… Pourtant je l’ai vraiment aimée, cette chienne, et si je n’avais pas eu d’enfants à la maison, je ne m’en serais jamais séparée car c’est un chien génial comme beaucoup de chow-chow, je suppose, mais seulement avec son maître, voire une personne supplémentaire ; je suis vraiment tombée amoureuse de son caractère qui malheureusement ne correspond pas à mon mode de vie. Mais ce sont des amours ces chow-chows, à leur façon. »

« À leur façon« , déroutante pour qui est habitué aux chiens mais tellement séduisante pour qui a découvert les chows, parfois par hasard, souvent sur l’esthétique, et qui est resté accro à la race. Ne dit on pas « un chow un jour, un chow toujours » ?

Mais qui sont ces gens là?

« Un chow toujours  » c’est le cas pour Marie-Pierre et Jean- Philippe qui, s’ils ont vécu avec d’autres races de chiens sont néanmoins restés fidèles aux chow chows la plupart du temps. Snow sera leur sixième représentante de la race et la cinquième chowchotte adoptée à Chow au Cœur après, I-ou-Shin et Simba, Ourse et Grizzly.
Lorsque nous leur avons proposé Snow, c’était en pensant à Ourse, pauvre chienne détruite par sa vie de reproductrice , tant sur le plan physique que sur le plan psychologique. Il faut lire la page d’ Ourse et son évolution grâce aux bons soins et à la patience de sa famille adoptive… Non pas que Snow soit dans le même état de délabrement qu’ Ourse! Mais Marie-Pierre et sa famille sauraient à coup sûr laisser du temps à Snow, sans chercher à la couvrir de baiser et de caresses , sans vouloir à tout prix la saturer de Vache qui rit et de knackis, sans vouloir la faire jouer, ou la brosser, ou lui passer une laisse pour la promener.
Ne rien faire, c’est aussi respecter.
Moyennant quoi, Snow ne s’est pas enfuie, même le premier soir.

Grizzly devant, I-ou Shin dite Youyou à droite, Snow derrière

Depuis 8 jours, si Marie-Pierre et les siens ont parfois entendu le feulement de Snow qui dit « t’approoooooche paaaas« , ils ont aussi vu Snow-la-gourmande attirée dans la cuisine par l’odeur alléchée et si elle refuse le contact, elle n’est pas non plus bien loin, les observant, se rassurant de leur feinte indifférence à son égard.

Marie-Pierre : « Avec les chats, tout se passe à merveille, comme on peut le voir sur la vidéo au bord de la piscine où la chatte marche contre Snow. Snow a posé ses limites mais c’est sans agressivité. Peut-être cet hiver pourront-ils dormir sur elle comme ils le font avec Youyou… Aujourd’hui nous sommes allés nous promener et cette balade nous a rapprochés. Ce sera bien plus rapide qu’avec Ourse car leur vécu est fort différent. Je pense même que nous pourrons la détacher, ce qu’on ne fait pas, qu’on ne fera peut-être jamais, avec Grizzly. Chaque chien est différent, c’est à nous de nous adapter. Mais tous évoluent: par exemple ce midi Grizzly a dédaigné sa gamelle et Snow est allée la manger sans que Grizzly réagisse alors qu’elle la protégeait beaucoup lorsqu’elle est arrivée à la maison. Il faut laisser du temps, ce n’est souvent pas plus compliqué. »

Cela ne semble pas compliqué, en effet. Mais il vaut mieux le répéter encore et encore : laissez au nouvel arrivant le temps de vous découvrir, respectez-le, ce n’est pas votre dernier jouet, c’est un être vivant.

Merci à tous nos adoptants.
À ce jour vous êtes plus de 400.
Et vous êtes tous formidables!

Sweety

Juin 2026

Une triste histoire que celle de Sweety.
Mais une superbe histoire aussi, comme toujours lorsque se mêlent la mort, le hasard, les souvenirs et les rencontres.

Triste histoire parce qu’elle commence par deux décès, à deux bouts de la France.
En Normandie, celui d’une chienne, Chewie, pour laquelle nous avions relayé l’annonce de la SPA de Gennevilliers.
Dans la Drôme, celui d’une dame encore bien jeune qui laissait derrière elle des humains et des animaux qui l’aimaient.

Au Chowpôle, dans la même journée, nous recevons un appel d’Erica, l’adoptante de  Chewie qui a découvert que nous avions publié pour sa fifille et qui voulait savoir si nous l’avions connue, parler d’elle, de l’amour de toute sa famille pour Chewie, si attachante, de leur rencontre à la SPA, qui avait commencé par une morsure dont Erica souriait. Au fil des phrases une connexion  s’établit entre amoureuses des chows, un langage identique, des expériences similaires, une même approche de l’adoption, de la vie avec un chow.

Et une prise de contact de Florian, jeune homme qui devait faire face à la montagne de tourments en tous genres que représente le décès d’une maman, le moindre n’étant pas de devoir assumer 2 chiens et 5 chats lorsqu’on a sa vie à construire. « Et puis je dois vous dire, j’ai essayé de placer Sweety , notre chow chow de presque 5 ans , par une association locale mais il a grogné le jour où il est arrivé dans la famille alors , illico, sans lui laisser un peu de temps , ils n ont plus voulu de lui. Je n’ai pas compris cette réaction de Sweety, qui est d’ordinaire plutôt avenant, mais je préfère vous la signaler. »

Sweety, 4 ans et demi, castré, à jour des vaccins même contre la leishmaniose

Réaction à noter, certes, mais pas non plus de quoi s’alarmer lorsqu’on aime les chows, les entendre grogner , et même parfois se faire mordre sur une prise de contact est assez fréquent, les vétérinaires le savent bien, ha ! ha ! ha ! Si cette famille n’a pas voulu de Sweety sur un simple grognement de sa part c’est qu’elle n’était pas faite pour avoir un chow chow , un ours en peluche fera l’affaire.

Sylvie : « Allo, Denise, vous êtes en vacances au pays de la lavande, est-ce que vous pourriez récupérer un chow-chow, pour ainsi dire sur votre route ? Je pourrai venir le récupérer demain. »
Mais pas besoin de convaincre Denise et Alain: ils sont famille d’accueil, ils sont sur la route de Sweety, ils le récupèrent.  Pour eux c’est une évidence. Ah! Comme c’est agréable d’avoir pu s’entourer de personnes qui ne sont pas effrayées par leur ombre!

Donc 3 jours après cette fameuse journée aux coups de fils croisés, Sweety était en route pour la région parisienne, dans la voiture de Denise et Alain. « On le trouve plutôt sympa, il s’est couché, ne souffle pas, ne râcle pas, il est tranquille. Bien sûr, avec cette chaleur, on ne peut pas s’arrêter pour déjeuner, on mangera un sandwich dans la voiture. ». Ah ! l’adaptabilité de nos FA ! peu nombreuses, mais si précieuses !

Denise : « Sweety est un peu perdu mais il n’est pas fuyant, au contraire il se rassure auprès de nous, il nous suit dans les pièces. Cette nuit il a dormi dans notre chambre.

En promenade, il a eu peur des bus que l’on a croisés. Demain nous irons au bois en voiture et je roulerai fenêtre ouverte, pour qu’il s’habitue aux bruits.

Et il faut voir s’il sait monter les escaliers, ça pose problème à certains chiens.

Avec les chats ça va bien, ce sont eux qui ne l’aiment pas…

Voilà un vrai boulot de FA : découvrir le chien, tâcher de lui apprendre ce qu’il ne connait pas, le rassurer, éventuellement le soigner, lui donner toutes les chances pour être adopté par les personnes qui conviendront à sa personnalité.

Comme on l’imagine bien, nous avons proposé à Erica et Denise d’entrer en contact, elles se sont plu. Car jamais nous ne laisserions adopter un chow sans l’aval de sa FA. Parce qu’il faut de la confiance pour laisser partir un chien qu’on a eu la générosité d’accueillir, sans en savoir grand-chose, parfois le remettre sur pied et lui redonner confiance et l’armer pour la vie , loin de vous.

Erica, son mari, ses deux grands enfants, encore tout bouleversés du départ de Chewie, ont donc traversé la région parisienne pour rencontrer Sweety, et le miracle a eu lieu. Le miracle de l’amour qu’un chien donne toujours par son regard pur et par sa dépendance envers l’humain.

Erica : « À l’aller, mes enfants et mon mari trouvaient que c’était trop tôt pour réadopter. Sur le chemin du retour, ils avaient hâte d’avoir Sweety chez nous.
Quelques jours après, Erica est revenue chercher Sweety.

Le voyage cette fois-là encore s’est bien passé, et depuis la vie avec Sweety est devenue une évidence, pour toute la famille. Non seulement ils ont adopté Sweety, mais Sweety les a adoptés.
Et on imagine le soulagement de Florian et de sa maman, là-haut, en voyant leur Sweety si vite à l’aise et la famille adoptive aux petits soins pour leur cher Sweety :

Erica : « Sweety adore les friandises, jusqu’à se rouler dans l’herbe. Un peu perdu aujourd’hui car mes hommes sont partis bosser. Il a vu notre grande fille ce week-end. C’est marrant, il va chercher des caresses avec les garçons. Il mange bien, il préfère la pâtée que les croquettes. Hier il a dormi avec mon grand garçon, dans la nuit il a poussé la porte et il s’est installé dans sa chambre. Et grand matinal, il est venu dans notre chambre pour réveiller mon mari pour la promenade. Il réclame beaucoup de câlins et la promenade est très importante pour lui.

Aujourd’hui on peut laisser les portes de la maison ouvertes, alors il rentre, fait son tour dans le jardin et dort dans la véranda.

Baignade dans la piscine, déjeuner aux croquettes et des tranches de jambon sous un parasol et le brumisateur et une sieste…

Un chow-chow qui se promène sans laisse au bout de quelques jours, qui adore ses humains au point de les débarbouiller non-stop de léchouilles…

Qui a adopté son espace en très peu de temps…

Nous nous demandons tous comment Sweety a pu mordre dans la famille pressentie pour l’adopter. À croire que les chow-chows savent d’instinct qui sera nocif pour eux et préfèrent s’en éloigner en se montrant désagréables.

Ce n’est pas le cas chez Erica et nous espérons que ce bonheur tout neuf durera longtemps cette fois. La vie continue.

Nabou

3 juin 2026: Une cage qui arrive en bagage accompagné en provenance de Beyrouth, c’est Nabou:

Ouuuuh! ouh! y’a quelqu’un,! ch’uis là….

 

Moi c’est Nabou et lui c’est Régis

 

Avec Florence ils sont venus m’attendre à Roissy

La dernière fois qu’ils sont venus à Roissy c’était pour RegataFlorence et Régis l ‘ ont adoptée… Regata ,  je l’ai connue au refuge. Il y a toujours son fils, Brady…

Roissy Charles de Gaulle ça ressemble à Beyrouth Rafic Hariri…. pas verdoyant… vite, on y va! parait que ch’uis attendu dans la Sarthe

 

Bon ok, encore un selfie et on taille la route hein?!
Il est long ce voyage! Ch’uis parti du refuge à 5 h, il est 13 h 30…. C’est encore loin le Chowpôle?

 

Je les entends qui disent que je suis beau « d’un rouge acajou splendide comme on n’ en voit plus » et drôlement sympa… ben oui…. et puis que je comprends tout… déjà j’ai compris qu’ils ont pas fait suivre de gamelle et que je dois boire dans ce verre si je veux me désaltérer , bon, c’est pas grave, vu tout ce qui m’est arrivé depuis 1 an… Tiens, je vais vous montrer des photo de moi au Liban….
Celle là c’est quand j’ai été mis en sécurité au refuge de Beyrouth….

Mixed ça veut dire croisé. Mais j’ai pas connu mon père.

J’ai été sauvé dans le nord du Liban…. J’avais pas fière allure n’est ce pas? j’étais infesté de parasites…

J’étais un pauvre chien quoi…. ils ont dit que je suis jeune, que je dois avoir dans les  2 ans. Peut être. A moi ça m’a paru bien long 2 ans de souffrance…

Au refuge de Beyrouth ils m’ont bien soigné, eux aussi disaient que j’étais gentil….

J’veux pas voir ça…

Le temps de me soigner, de me mettre en règle avec les vaccins, tout ça tout ça et j’ai pu arriver en France où j’étais attendu au Chowpôle.

Au Chowpôle j’y ai passé quoi? 3 semaines? Ils ont attendu que je « sois en règle vis à vis de l’ Icad ». Ils m’ont baladé pour me faire connaitre les environ… c’est vert, y’ a des bois, y’a des champs. La nuit y’a des bêtes sauvages qui passent, ça change des bombardements, c’est sûr.
Ils ont été étonnés car je marche super bien en laisse, j’ai jamais la truffe qui dépasse du genou …. par contre eux, franchement, ils savent pas du tout marcher en laisse, j’étais toujours obligé de me repositionner à leur droite. La dame, Sylvie, elle voulait me « dédresser » , elle disait qu’il fallait que je profite de l’espace… moi je sais profiter de l’espace, mais pas quand je suis en laisse, en laisse c’est le boulot… si on est sur un chemin je marche au pied, si on est sur un grand espace bon, je me lâche un peu.

 

Au Chowpôle  j’avais aussi des moments avec les potes, plein de copains, des mâles des femelles… mais moins qu’à Beyrouth où on était 1300 loulous;  j’ai essayé d’engager le jeu mais aucun semblait très motivé…

Finalement hier , comme prévu,  je me suis retrouvé on the road again…

Cette fois direction l’ Océan, chez Ochi , O’ Maley et Alby….  mal aimable mémé… bon, 13 ans, respect… Au Chowpôle ils m’ont dit ‘tu verras, tu pourras jouer avec Ochi , et puis tu seras dans une vraie famille »…

Ochi, c’est lui mais il fait trop chaud pour jouer
41 degré, je me croirais revenu au Liban…

Donc me voila chez Nath et Dom; Ils sont sympa et ils comprennent vite: si je me mets sur le dos ils me font des gratouilles sur le bidou.  Apparemment eux aussi ont de la Vache qui Rit et j’adore ça. Leurs croquettes sont bonnes et les autres loulous cherchent pas à me voler ma gamelle. Ca tombe bien car le changement ne m’a pas coupé l’appétit.
On n’est pas encore allé se balader car la température ne baisse pas mais ils m’ont parlé d’un endroit sur le port où on pourra courir avec Ochi et se baigner, c’est chouette! ils verront comme je suis un super chien gentil, « zéro défaut » comme dit déjà Dominique, avec une pointe de tristesse car il pense que pour être aussi soumis j’ai du être battu… Mais ça, vous le saurez pas, mon passé je le garde pour moi, ma vie commence avec vous.
Pour candidater à mon adoption, c’est ici.

Compatibilités:
– chien, mâles et femelles , enfants ok si sympa
–  chats non testés
– voiture ok
– veto ok
– toilettage ok
– marche en laisse

Hector

Retrouvez les nouvelles d’Hector sur la page de Summer, Tonight, Lili et Hector.

Mai 2026

L’inconnu de la fourrière de Mougins (06) aura 13 ans en juillet et le propriétaire déclaré à l’Icad était aux abonnés absents.
Au bout du délai légal de 10 jours, l’inconnu était donc sortant.

Et ils lui ont paru longs ces 10 jours dans le bruit des aboiements incessants des dizaines de malinois, de staff et autres molosses qui peuplent le refuge, mode oblige…

En ce premier WE de mai, c’était la fête au Chowpôle, l’inauguration, l’AG, beaucoup de monde, de nombreux adoptants, tous fiers de montrer l’évolution de leur(s) loulou(s).
On évoque l’inconnu de Mougins décrit comme très maigre et très sale, on s’émeut de ce qu’il a dû éprouver en se retrouvant à la rue, de son incompréhension devant sa porte définitivement fermée, ou en voyant la voiture repartir sans lui… Combien de temps a-t-il erré ? Et depuis combien de temps devait-il être laissé à l’abandon pour être dans ce triste état ? Abandonner dans la nature, c’est toujours lâche. Mais abandonner un pauvre vieux chien, aux articulations douloureuses, à la vue forcément déclinante, à l’ouïe défaillante, c’est en faire une proie pour tous les prédateurs, c’est le condamner à mourir de faim et de soif faute des facultés nécessaires pour survivre… Quel monstre peut faire ça ?
—  » Pour le moment il est en sécurité, il ne sortira qu’au terme des 10 jours, c’est vous la plus proche.  Sophie, vous irez le chercher ? »

Ah! C’est quelque chose de sortir un chien d’une fourrière !
On imagine aisément l’émotion de Sophie et de Christiane, sa maman, elles qui ne sont que prévenances et amour pour leurs 4 pattes en entendant ces dizaines de chiens hurler leur passé malheureux et leur innocence de se retrouver là, derrière des barreaux, du fait d’humains irresponsables et immondes.
On imagine Sophie faire les papiers.
On imagine Christiane regarder l’inconnu.
On imagine Christiane – parce qu’on la connait bien – dire à Sophie : « On l’appellera Hector. »
On imagine Sophie répliquer : « Hé! Attends ! il faut voir comment ça se passe avec les filles! (Lili, Summer et Tonight, ndlr) Et Nanie qu’on vient d’adopter il y a pas 8 jours et qui démarre ses chaleurs ! On sait même pas s’il est castré ! »
On imagine Christiane répondre de sa voix calme et douce, un peu chantante : « Ça se passera bien, il est gentil Hector. »

Chuis gentil. Et chuis perdu.

13 ans! Pour ce que vaut le calcul de l’équivalence d’âge, ça donne un humain de 90 ans. Ça permet de se représenter le chamboulement qui se passe dans le cerveau forcément un peu ralenti d’Hector… pauvre chien…

Dans les jours qui ont suivi…
– Nanie (dont nous vous reparlerons) était en chaleur.
– Hector n’était effectivement pas castré.
– Sophie fait de longues journées hors de son domicile.
— Mais Christiane et son mari ont assuré comme des chefs la séparation des loulous parce que vouloir c’est pouvoir. Et il était hors de question pour eux de ne pas donner une belle fin de vie au vieil Hector.
Un bien brave chien.

Désormais Hector coulera des jours tranquilles avec Lili, Summer, Tonight et Linshun le chihuahua.

Comme avant lui Genus que cette famille d’authentiques amoureux des chiens avait accepté d’accueillir pour sa fin de vie.

Merci à vous trois, nous sommes fiers de vous compter dans notre famille Chow au Coeur.