Archives de catégorie : Chows adoptés en 2026

Toundra

14 octobre:

Jennifer et Samuel: « Hier, nous avons fêté les 1 mois d’adoption de Toundra.
Nous profitons chaque jour d’une belle balade, nous avons essayé de la faire dormir sur un tapis mais cela ne lui convient pas: elle dort toujours à côté… 🙂
Nous la brossons régulièrement.
Elle est très chou 😊 »

Septembre 2026

Nous nous réjouissons toujours de l’adoption de nos protégés, savoir qu’ils vont enfin avoir des humains pour les choyer est notre but de tous les jours. Mais certaines adoptions nous touchent particulièrement, ce sont les adoptions de chiens que leur caractère rend compliqués.
Tel est le cas de Toundra.

La dame qui l’avait adoptée en refuge quelques mois auparavant avait pris la peine de venir nous la déposer malgré la distance qui nous séparait, parce qu’elle était vraiment désolée de devoir se séparer de cette chienne à laquelle elle avait promis de l’aimer toujours. Mais au bout de plusieurs morsures dont les bras portaient encore la marque, pas facile de persévérer. Pour les dernières nuits avec Toundra elle avait même fait appel à une amie pour dormir avec elle, tant la peur lui nouait le ventre…

  • Toundra est une chienne qui adore les balades, elle monte facilement en voiture, elle est sage en appartement, elle est très sympa avec les autres chiens, elle adore jouer, elle peut même être très câline, elle cherche les caresses… ; mais quand je touche à sa gamelle, elle devient très agressive, elle m’a mordue et maintenant j’ai peur d’elle.
  • Et l’idée de la nourrir davantage, vu qu’elle est épaisse comme un sandwich SNCF ne vous a pas effleurée ?
  • Non… j’ai suivi les conseils du vétérinaire, ce qui était préconisé sur le sac pour un chien de ce poids… Je vous ai d’ailleurs apporté le sac, un autre suivra qui est en commande…

À chacun sa méthode ou ses croyances. La nôtre se fonde sur un vieux proverbe « ventre affamé n’a pas d’oreilles », alors avant de demander quoi que ce soit à Toundra nous avons décidé de la nourrir. NOURRIR !
Toundra était affamée ! Durant plus de 3 semaines, elle a englouti 6 fois la quantité de croquettes que mangent les autres chows. Jamais une gamelle n’était vide, croquettes et pâtée au moment des repas, croquettes sèches à disposition le reste du temps.
Pour rentrer dans son box, la technique initiale était de jeter des friandises dans l’enclos et d’échanger très vite les gamelles.
Au bout de quelques semaines, on pouvait échanger les gamelles en sa présence ; mais si d’autres intervenants se présentaient pour servir les repas, Toundra se remettait en protection de ressources.
Avec les chiens, au début, nous étions très vigilants à ce que rien ne traine, pas de jouets, pas d’os à mâcher… mais peu à peu, parce qu’on ne peut pas être toujours vigilant à 100 %, il est apparu clairement que Toundra n’entrait en protection de ressource que vis-à-vis de l’humain : cette chienne avait souffert par la faute des hommes (terme générique) et elle était envers eux d’une extrême méfiance.

C’est quelques semaines après que Toundra n’ait plus fini ses gamelles que nous avons commencé à nouer le contact… nettoyage de son enclos en sa présence, ce qui signifiait passer à côté de la gamelle d’eau, des os, des jouets, puis passage du harnais assorti d’une promenade…

Toundra et Pata

…brossage, y compris sur la table de toilettage que Toundra a fini par apprécier assez au point de sauter dessus… C’est un travail de longue haleine que celui de redonner la confiance à un animal traumatisé…

Un jour, sans même que nous l’ayons fait exprès, Sandrine a pu prendre cette photo… Elle signifie que Toundra avait confiance en quelqu’un, et donc qu’elle pourrait aussi avoir confiance en d’autres personnes même s’il faudrait du temps, beaucoup de temps pour lui faire oublier la faim.

Alors, lorsque Jennifer et Samuel ont pris contact pour adopter, parmi les chows que nous avons proposés, il y avait Toundra.
Toundra dont nous n’avons pas caché les difficultés d’approche, bien réelles.
Toundra bourrée aussi de qualités, aimante et désireuse de s’attacher à une famille prête à l’aimer.

Jennifer et Samuel, nous ne les connaissions pas du tout auparavant mais leur candidature « open » nous a plu. Christine et Olulu l’ont validée après une rencontre à leur domicile.
C’est important d’être en confiance, tant pour nous qui sommes si nombreux à nous investir au quotidien pour nos protégés que pour nos adoptants qui doivent être persuadés que nous serons toujours à leurs côtés.
8 jours après, le couple et leur fille venaient à la rencontre des chows du Chowpôle. Nous présentons les chows, ils sont une dizaine à somnoler par cette chaude après-midi…
Que dire ? Si l’idée de confier un chow à cette famille sympa était acquise, si dès leur arrivée on sentait bien que Toundra les intéressait, l’adoption d’une chienne avec une telle particularité ne coulait pas de source. Et pourtant !
L’attitude de Toundra a été stupéfiante ! « On dirait qu’elle les connaissait« , avons-nous rapporté à l’équipe le soir même.

Propos que nous retrouvons dans ce témoignage de Jennifer au sujet de l’adoption de Toundra : Adopter dans un refuge était pour nous une évidence : nous voulions offrir une seconde chance et un foyer aimant à un chien qui en avait besoin. Lors de notre tout premier échange téléphonique avec Sylvie, nous hésitions encore entre deux Chow-Chow. Mais en découvrant le descriptif de Toundra, nos cœurs penchent déjà naturellement vers elle.

Et la rencontre a fini de nous convaincre : le coup de foudre a été immédiat dès que nous avons posé les yeux sur elle ! Du haut de ses 3 ans et demi, Toundra a su nous séduire en une seconde. À peine nous avait-elle aperçus qu’elle s’est approchée de nous, s’est assise sagement et nous a tendu la patte. Nous sommes tombés sous son charme ! Elle s’est rapidement montrée d’une tendresse incroyable, réclamant des câlins comme si elle nous connaissait déjà.

Adopter un chien adulte n’a jamais été un frein pour nous, bien au contraire ! On pense souvent, à tort, qu’il vaut mieux prendre un chiot, mais accueillir un adulte comporte énormément d’avantages. La personnalité du chien est déjà affirmée, ses besoins sont connus.

Aujourd’hui à la maison, Toundra nous apporte une joie quotidienne. C’est une petite femelle pleine de vie, très joueuse, sociable, qui adore les balades.

Bon, elle a aussi affirmé son sacré petit caractère — surtout quand vient l’heure de la gamelle !

Un immense merci à Sylvie. Ses précieux conseils nous ont accompagnés pour l’adoption de Toundra. Écouter et suivre à la lettre ses recommandations est essentiel : c’est la clé absolue pour réussir l’intégration et garantir le bonheur du chow-chow comme de la famille.

Merci encore de nous avoir permis de croiser la route de notre chouchoute. Toundra fait désormais pleinement partie de notre foyer ! »

Bella

24 octobre: Catastrophe évitée de justesse pour Bella, grâce à la réactivité de son adoptante, Christiane, et à la clinique vétérinaire du Lude.
Tout a commencé lorsque nous nous sommes rendu compte que Bella,  tout adorable et facile qu’elle soit, refusait de se laisser brosser sur le côté gauche.  Sa réaction n’était pas normale.  Une tentative pour lui faire écho et radio lors du rappel des vaccins n’a pas pu être menée à terme tant Bella stressait, se faisant sur elle lors de la manipulation.
Un pincement discal était suspecté.
Les mêmes examens étaient prévus sous anesthésie le 23.
Ils ont révélé que la colonne vertébrale n’a pas la moindre trace d’arthrose mais qu’une forte arthrose des hanches, surtout à gauche et du genou suffit a expliquer la douleur.
Tout aurait du s’arrêter là.
Mais le réveil de Bella n’était pas normal, elle refusait de se coucher, tant dans la voiture qu’une fois arrivée chez elle.  Au bout d’un moment, suspectant que la manipulation du matin avait pu aggraver les douleurs, Christiane a voulu porter Bella sur le lit: c’est là qu’elle s’est aperçu que Bella faisait une dilatation.
Retour  à la clinique qui heureusement assure les urgences.
Radio.
Ce n’est pas qu’une dilatation, c’est aussi un retournement d’estomac.
Opération immédiate par le vétérinaire de garde, qui avait déjà opéré Goody en octobre 2025, le Dr Amaury Ricot.

Ce matin Bella était à nouveau en parfaite forme et elle est venue nous rendre visite au Chowpôle, sur le chemin du retour, avec son copain Biloute.

Il faut bien reconnaître que les chow chows sont particulièrement sujets aux SDTE alors restez vigilants en cas de comportement anormal.

Septembre 2026

Que d’aventures en quelques jours pour la jolie Bella qui fêtera ses 5 ans en novembre !
Il faut dire Bella a quitté sa famille et lorsqu’on habite dans les Bouches-du-Rhône, it’s a long way to the Chowpôle.
Alors la jolie fifille a fait le trajet en plusieurs étapes, ce qui a permis de confirmer son heureux caractère.
D’abord direction Montpellier pour être hébergée durant 24 h par l’adoptante de la petite Chowie, hélas décédée prématurément dans sa 9ᵉ année.
Dès le lendemain, Bella entamait sa remontée vers le nord grâce à la bienveillante disponibilité de Claire, qui avait effectué un voyage similaire en début d’année pour sauver Chuy d’une euthanasie programmée…

Aux environs de Grenoble, le voyage de Bella s’est poursuivi en compagnie de Bouba, auquel ses parents espéraient donner une chowpine en la personne de Bella, si sociable et avenante…

Hélas ! Si Bouba n’a vu aucun inconvénient à partager son carrosse, il eut un comportement tout à fait différent lorsqu’il s’est agi de partager son terrain et sa maison ! « Dégage! T’es pas chez toi, j’te veux pas ! » dit-il en chien aussitôt la voiture garée. Comme la nuit n’améliora pas les choses, que la séparation fut obligatoire et que Bouba cherchait Bella partout comme un forcené, bien déterminé à lui faire la peau, Johanna a jugé bon, à juste titre selon nous, de ne pas poursuivre l’expérience. Bouba restera célibataire jusqu’à la fin de ses jours. Et dire que dans sa première vie il partageait tout avec un frère chien et des chats ! Tous les êtres vivants peuvent changer.
Dommage pour Johanna qui était prête à aimer Bella…

Nous avons donc très rapidement programmé l’arrivée de Bella au Chowpôle et le covoiturage a continué, entre Johanna et Laure cette fois.
Il est à noter que l’incroyable Bella ne s’est à aucun moment départie de sa tranquillité et que tous ces changements n’ont absolument pas perturbé son appétit. Bella, ou la vie en pente douce.
Heureusement, nous avions une solution pour Bella, en la personne de Christiane.
Christiane, nous la connaissons depuis des années, mais avec 3 loulous, pas question pour elle d’une nouvelle adoption.
Et puis la vie…
Aujourd’hui Christiane n’a plus que Biloute, un gentil croisé bichon/coton de 13 ans. Et Biloute a perdu deux kilos depuis le décès de sa copine, il ne mange presque plus rien, il faut le nourrir à la becquée… À sa décharge, nous dirons que Biloute a toujours vécu avec des copines !… et des copines bien plus volumineuses que lui.
Alors c’est tout spontanément que Biloute a adopté Bella et que Bella s’est laissée adopter, toute prête à donner son amour de chien à qui l’aimerait.

Biloute et Bella

Et Christiane n’est pas en reste dans ce trio aux coups de foudre croisés ! « Je ne pouvais trouver meilleure compagne, elle nous a tout de suite adoptés, elle me suit partout, elle fait des câlins, c’est une chienne gentille comme tout, extrêmement présente pour une chowchotte. Je n’en ai jamais eu aucune aussi spontanément facile ! » nous dit-elle après quelques jours d’adoption.

De fait, après quelques jours passés ensemble nous avons pu toiletter Bella qui avait moins apprécié l’exercice lors de son arrivée au Chowpôle, où nous n’avions pu lui couper que les plus gros des nœuds.

Que dire d’autre de cette adoption dans le style des contes de fées ?
Que nous sommes heureux de savoir que nous reverrons souvent la jolie Bella et le sympatoche Biloute car leur résidence secondaire est à deux pas du Chowpôle ?

Qu’il y a des rencontres qui redonnent le moral ?

Ou tout simplement que c’est la vie, avec des bas et des hauts, et qu’il faut imiter Bella, imiter les chiens dont nous avons tant à apprendre et prendre les évènements comme ils viennent.
Merci Bella d’être toi.

Valentine et Mely

22 octobre:

Mely nous fait un petit coucou.

 

25 septembre:

« Coucou,
On se tient le popotin au « chow ».
😹😹 Mely et Valentine »

Septembre 2026

L’an dernier, au lac du Der, nous avions parlé adoption avec Steph et Nana. Elles avaient envie de donner une chowpine à Mély, leur chowchotte adoptée elle aussi. Mais elles étaient frileuses, la crainte que leur chienne soit perturbée, la crainte que la nouvelle venue ne s’intègre pas « il faut que tout le monde soit heureux ensemble, les filles entre elles, la nouvelle avec nous et nous avec les deux« , rêvait Steph…
…. Et puis on voudrait vraiment une fifille, je sais pas pourquoi, il me semble que ça se passerait mieux ».
Nous n’avions plus jamais reparlé de cette envie d’adoption.

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Et puis lors de notre journée à Hyper U La Rochelle, une dame est venue à la rencontre de l’asso, pour voir si nous pouvions prendre en charge sa chowchowtte de pas même deux ans, Valentine.
Valentine vit avec une petite chienne avec laquelle elle joue beaucoup.
Valentine a déjà quitté sa maîtresse pour diverses gardes par des tiers.
Valentine, qui vit en appartement, a découvert l’extérieur et elle adore.
Valentine est stérilisée et à jour de ses vaccins, pas d’entropion ni de voile du palais à opérer.


Tout de suite nous nous disons que ce serait idéal pour Valentine de rencontrer très vite sa potentielle future famille, qui vit en pavillon, qui vit avec une chowchowtte pour continuer à jouer encore: « Allo Steph ! Vous venez bien au Der cette année ? Que diriez-vous de rencontrer une chowchowtte qui serait idéale pour vous et Mély ? »
Stéph et Nana sont enthousiasmés.

Entre La Rochelle et le lac du Der, il y a de la route et la dame qui se sépare de Valentine conduit peu.
Merci à Laurence et Yann, ( ils avaient déjà transporté Uane Chen), pour avoir rapproché Valentine de Sandrine, qui organise la rencontre du Der.


Merci à tous ceux qui se sont impliqués pour que Valentine vive le moins mal possible la perte de tous ses repères, pour effacer au plus vite son regard paniqué, ses envies de fuite, sa peur car durant les premiers jours tout effrayait Valentine, les gens, les chiens, les oiseaux, les bruits, le vent. À un animal, pas moyen d’expliquer par des mots que tout ira bien, qu’on l’aime, que tous ces désagréments ne sont que passagers, et ce n’est au fil des jours que la crainte cède la place à la confiance. Dire, c’est bien, faire, c’est mieux, et pour faire il faut du temps, un jour après l’autre, une expérience après l’autre.
Nous informons Steph :
-« Je ne sais pas si vous pourrez récupérer Valentine au Der, tout l’effraie et je crains que l’ambiance avec de nombreux chiens ne la rassure pas du tout. Et votre gîte est-il bien clôturé? »

— Ne vous inquiétez pas, Mély aussi était très craintive lorsque nous l’avons adoptée, nous resterons au gîte à tour de rôle pour la rassurer. Et oui, nous nous sommes assurées qu’il est bien clôturé « .
Lorsqu’on se connait, on fait confiance plus aisément et nous savions le soin que Steph et Nana prennent de Mély. Nous sommes convenues que le mieux était que la rencontre se fasse dès le vendredi, au gîte, loin de l’excitation que risquait de générer pour la pauvre Valentine la présence des nombreux chows en villégiature.
Ainsi fut fait.

Mély et Valentine

Et Valentine s’est tout de suite sentie bien !
Faut-il parler du miracle de l’adoption, qui existe bel et bien ? De rares fois où le chow comprend qu’il a touché au port et qu’il peut abandonner toute défiance.
Faut-il simplement se dire que les journées de mises en contact progressives avec des chowpains ont porté leurs fruits ?
En tous cas Valentine s’est sentie bien.

Bien, très bien. Au point que dès le lendemain toute la famille a pu profiter des retrouvailles avec le reste de la famille chow chow:

Et que le déjeuner du dimanche a vu tous les Chow Chow réunis , ils avaient invités leurs humains, bien sûr !

 

Déjeuner d’autant plus émouvant que ce dimanche-là, outre Valentine, fraîchement adoptée, participaient aussi  Willow et Doddy, adoptés la même semaine, respectivement à la SPA de Compiègne et de Troyes.

Willow, ex Chaucho

 

Doddy

Depuis ce we-là, Valentine a découvert sa nouvelle maison…

…. et les jeux avec Mély.

… qui épuisent!

Steph et Nana adorent leurs deux fifilles…

…. et découvrent Valentine : « Savez-vous sur quoi elle couchait ? On essaye tout mais son coin préféré reste un coin du carrelage... »

Steph : « Tout se passe au mieux. Entre jeux, partage de gamelles et course-poursuite, elle est adorable. Un peu intriguée par les chevaux au bout du jardin…

Allez ! À force d’essais, le matelas à mémoire de forme pourrait plaire à Valentine ! De quoi passer un hiver confortable.

Valentine, Mély, Steph et Nana, nous vous souhaitons tout le bonheur du monde, ainsi qu’à tous les abandonnés qui attendent en refuge. Et parfois, souvent peut-être, ceux qui abandonnent souffrent aussi de leur décision, comme souffrent les chiens qui en les perdant ont tout perdu. Cette douleur pour l’humain est le vrai prix à payer pour un achat inconsidéré. L’animal, lui, n’a pas choisi.

Snow (6), Béné et Chouchou (4)

1ier novembre:

Bon anniversaire Chouchou! 12 ans aujourd’hui.

Chouchou a eu un épisode de diarrhée. Comme il est impossible de le nettoyer, de le brosser, ou tout simplement de lui mettre la main dessus il a fallu l’anesthésier pour le remettre propre.

Sandrine a du venir à la clinique du Lude car peu de cliniques acceptent de nous rendre ce service, pourtant l ‘hygiène fait aussi partie de la santé.

21 septembre:

Snow et son papa.

C’est quoi cette bestiole?

Vous retrouverez les nouvelles de Snow (6), Béné et Chouchou (4) sur cette page.

Juillet 2026

C’était le début de l’été, un de ces we de chassé-croisé où non seulement les vacanciers qui partent en vacances croisent ceux qui rentrent chez eux, mais aussi un de ces we où les chows adoptés croisent les chows abandonnés.
Nous emmenions Snow (4) vers sa famille, qui l’attendait impatiemment du côté de Bourges, à mi-chemin de chez eux.
Dans leur voiture,  Goodjy,  orphelin suite au décès d’Andrée et qu’ils avaient récupéré la veille pour faciliter son voyage vers le Chowpôle. Nous nous connaissons bien, nous échangeons deux mots mais il faut faire vite car il fait chaud pour les chiens.
Sur le trajet du retour vers le Chowpôle, une famille attendait impatiemment elle aussi le passage de la voiture où prendrait place Snow (6), petite chowchowtte de 4 ans, crème comme il sied à ce prénom galvaudé.
On trouve la maison perdue en campagne, on se gare devant le portail, on appelle. La chienne apparaît. On vous la dépose dans le coffre, on vous tend la pochette de papiers « Vous verrez, elle ne bouge pas en voiture« . On démarre.
Voilà.
C’est ainsi qu’un chien quitte tous ses repères pour plonger dans l’inconnu.

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L’inconnu pour Snow ce sera le Chowpôle et les nombreux chows en attente d’une famille en ce début d’été.

Moi c’est Snow, et toi?

Souvent, lors de la première sortie en groupe, pourtant composé de  membres choisis pour leur sociabilité, la peur prend le dessus sur la curiosité et le nouveau venu refuse le contact.
Et puis ça passe, le chien s’habitue à un rythme journalier, sortie, nettoyage, toilettage ou balade en laisse, siestes, repas… L’inquiétude cède le pas à la curiosité, puis à l’envie de participer, enfin à l’attente de la rencontre matinale avec les chowpains.

Le plus souvent il y a des soins à envisager, au minimum la stérilisation et les vaccins, parfois aussi l’opération du voile du palais et/ou les entropions. Parfois c’est autre chose, orthopédie, dermatologie…
Tout cela demande toujours du temps, des semaines, des mois.
Parfois aussi il faut rapprocher le chow du vétérinaire qui l’opérera et pour cela faire le transfert vers la FA la mieux placée, attendre encore que le chow s’apaise, qu’il commence à faire confiance et enfin procéder à la première visite vétérinaire.

Dis tatie, j’aurais pas mal?

Lorsqu’il y a palatoplastie, c’est le Dr Hersan , sur Cognac, qui opère, parce qu’elle sait combien un chow peut stresser loin de ses repères et nous les rend donc dès leur réveil.
Et Snow avait clairement besoin d’une palatoplastie, alors elle a pris chez Sandrine et Joël la place d’ Orla qui venait d’être adoptée par Marie-Christine.

Snow et Bené « heu….chuis nouvelle, tu veux bien me guider? »
Snow et Uane Chen: « Qui c’est celle là??? »

Depuis le début de l’année, beaucoup de chows ont été hébergés par Sandrine et Joël, on ne compte plus tous ceux à qui ils donnent leur attention et leur tendresse pour les aider à panser leurs blessures morales , ou physioques…

Snow, avec les séquelles d’un gros hot spot

Ils cherchent à les comprendre, proposent une balade qui pourrait faire plaisir, des gratouilles, des mots doux… Joël est même surnommé « Tonton Saucisson » à cause de son arme fatale pour gagner la confiance des plus récalcitrants et Sandrine se met en quatre pour trouver LA croquette qui plaît.

Et c’est difficile de voir un jour ses protégés partir, l’un après l’autre, même si les adoptants sont choisis avec soin, même si on est heureux pour eux, même si on sait que c’est ce qu’il faut faire parce qu’on n’a pas 50 paires de bras pour tous les tenir serrés contre notre cœur et qu’on continuera à le faire parce que les abandons sont incessants.
C’est difficile quand on repense aux chows aimés qu’on a adoptés ou qui ont choisi de rester et qu’on a perdus, et il y en a eu, beaucoup… Nina et Gucci, Noisette et Jewenn, Paddy, Unix, Indigo… Chouchou,  réfractaire aux câlins, et Béné à l’amour exclusif pour Sandrine.
On a tous besoin d’aimer… Orla était réservée de longue date  par notre chère Marie-Christine et Joël ne voulait pas la désespérer en choisissant de l’adopter. Uane Chen aussi était réservée, alors comme Joël est  adulte et responsable, il a accepté de la voir partir. Mais ce fut dur, il a travaillé encore plus pour noyer la peine , des journées de 14 h parce que chez lui aucune fifille n’était plus là pour l’accueillir en lui faisant fête.… « Mais Snow, elle, elle n’est pas encore réservée, alors je la garde, ne la propose pas, elle ne quittera pas la maison« , a dit Joël. « Peu m’importe qu’elle soit crème ou noire ou fauve, qu’elle ait 4 ans ou 2 ans ou 12 ans, qu’elle soit malade ou en bonne santé, je veux un chien pour l’aimer tous les jours, jusqu’au bout, l’aimer en sachant que c’est pour longtemps, pour toujours… »

J’y suis, j’y reste, moi j’ai trouvé mon papa

Alors voilà,  pour ne pas porter malchance nous avons attendu que Snow soit stérilisée et opérée du voile du palais avant d’annoncer son adoption.

Et maintenant que c’est fait, que le post-op est terminé, nous pouvons annoncer son adoption, par Joël et bien sûr par Sandrine.
Parce qu’on ne peut pas toujours donner sans jamais garder et qu’il faut avoir un peu de bonheur pour en donner.

Et bien sûr la vie de famille d’accueil continue pour Sandrine et Joël…

Snow et Suzanne

 

Naÿko et Luna

6 septembre:

Naÿko et Luna posent.

Naÿko: « La table est mise je suis prêt! »

 

Mai 2026

Nous recevons un message d’une personne d’un département voisin qui nous demande si nous pouvons récupérer un chow en urgence, la situation est dramatique, pour le chien : Voilà, j’ai acheté une maison et j’ai accepté de garder les deux chows des précédents propriétaires, un couple. Le mâle a 9 ans. La femelle… elle est morte. Voilà, j’ai deux staffys, je gardais aussi celui de ma fille… Quand je suis rentrée du travail, ils avaient déchiqueté la femelle chow-chow. Elle n’était pas encore morte, mais à 12 ans elle aurait dû subir de telles opérations qu’elle risquait de souffrir sans jamais se remettre. J’ai appelé son ex-maîtresse car elle était toujours à son nom et elle a préféré qu’on l’euthanasie. Ce qui me soucie maintenant, c’est le mâle, Naÿko, je l’isole des staffys mais il ne comprend pas, il est très gentil, il s’ennuie et défonce l’enclos que je lui ai fait pour aller avec eux. Je vis dans une angoisse permanente pour lui.
Le soir même nous récupérions Naÿko.
Nous avions rendez-vous sur le parking d’une clinique vétérinaire que nous connaissons bien.

J’comprends rien…moi ch’uis gentil, j’veux de mal à personne…

Premières constatations: aucune difficulté pour monter en voiture, sage en enclos, bon appétit, facile pour prendre la Vache qui Rit fourrée d’anti-parasitaire.
Les jours qui ont suivi Naÿko a été lavé, brossé, pulsé sans se départir de son extrême gentillesse, son bon regard confiant fait fondre..
« Pourvu qu’on lui trouve rapidement une famille, il est tellement affectueux, il a tellement besoin d’humains pour l’aimer. « Pauvre bon gros chien… »

Il faut commencer par castrer Naÿko, le vacciner aussi car son carnet n’est plus à jour depuis belle lurette et faire vérifier les oreilles qui se sont révélées bien sales lors du toilettage : Bingo ! une otite bilatérale ! Les prélèvements partent à l’analyse pour pouvoir adapter les soins car, d’expérience, les otites sont souvent chroniques et résistantes.
Lorsqu’on sait combien les otites font souffrir, on est émerveillé par la tranquillité avec laquelle Naÿko accepte les soins locaux !

Naÿko est aussi très sociable avec ses congénères, avec les mâles autant qu’avec les femelles. De sa première vie avec deux malinois – qui eux n’ont pas été cédés avec la maison –, il a acquis tous les codes, il sait ne pas être insistant, partir plus loin s’il est mal accueilli… À le voir aussi placide, on se doute qu’il n’a absolument pas su comprendre l’agressivité des staffys… Sa gentillesse même fait de la peine lorsqu’on la met en parallèle avec ce qu’il a vécu.

Reste à voir comment notre loulou se comporte avec les chats…
C’est une fois de plus Chaminou qui s’y colle…

Test réussi.
Nous proposons Naÿko à Marie, dont on sait qu’elle souhaiterait bien donner un chow-pain à sa fifille Luna.
Elle est ravie et vient chercher Naÿko fin juin en croisant les doigts pour qu’il soit agréé par Luna, qui a ses têtes.
Mais tout se passe rapidement très bien…

Luna n’a jamais accepté un congénère aussi vite, peut-être parce que les autres ne sont pas des chow-chows…
Naÿko, lui, est au paradis…

Le lit, Luna le laisse volontiers à Naÿko, ce qu’elle ne lui laisse pas en revanche, c’est la gamelle. Depuis qu’elle est au régime, la gamelle est sacrée alors qu’auparavant il fallait toujours la stimuler pour qu’elle daigne y toucher. -5 kg. Mais pour une chowchotte de petit gabarit, 25 kg, c’est mieux que 30, ses articulations s’en portent mieux.
Naÿko, lui, n’a pas de problème de poids. Il est loin d’être maigrichon. Il est juste bien. S’il y a une chose dont il n’a pas souffert dans sa première vie, c’est de la faim.

J’adore me promener!

Un seul bémol dans le bonheur tout neuf de Naÿko : les vacances ! Marie avait âprement négocié avec la propriétaire du gîte qu’elle avait réservé pour emmener Luna. Mais un chien, pas deux ! La dame a été intransigeante.
Que faire de Naÿko?
Le mettre en garde si tôt après tant de bouleversements n’a pas semblé judicieux; Naÿko est donc revenu au Chowpôle, endroit où il avait des repères.
Bien sûr nous avons tout fait pour qu’il se sente bien, le matin il se baladait avec les potes comme au bon vieux temps de son arrivée, il connaissait d’ailleurs certains chowpains, Stéphane est venu faire des balades à la fraîche, nous avons profité de passages d’adoptants et d’amis pour faire des balades…

Nous avons même profité de la présence d’une nouvelle pensionnaire, Suzanne (dont nous vous reparlerons plus tard), pour donner de la compagnie à Naÿko, mais, peut-être prêtons-nous trop souvent aux chiens des états d’âme qu’ils n’ont pas ? … :

Naÿko ne semblait pas heureux :

Pourquoi ch’uis rebenu là? Pourtant j’ai été gentil….

Heureusement, nous, nous savions.
Nous savions que la séparation d’avec Luna, d’avec le confort de la maison, d’avec les bonnes balades et les siestes communes ne durerait pas plus que le temps des vacances et nous nous réjouissions du retour de Naÿko au sein de la famille où il se sentait si bien.
Et Naÿko est reparti là où désormais il est CHEZ LUI :

Chauffeur, à la maison.

Et voilà!
Les habitudes ont été reprises comme s’il n’y avait pas eu d’interruption :

… Le canapé est toujours aussi moelleux…

… et le lit toujours autorisé :

Naÿko, 9 ans, a trouvé une famille qui l’aime sans se poser la question de la couleur, de la pigmentation de la truffe ni de la position des oreilles car Naÿko, pour eux, est avant tout un chow adorable et qui a besoin d’amour.

Une adoption entre personnes de la même famille de cœur, de ceux qui savent ce que « être heureux » veut dire pour un chien.