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Un chien qui souffre, ça se vend mieux.

Il y a 8 ans  la diffusion de ce reportage intitulé Maîtres fous,  avait ému le monde cynophile.

8 ans après, la situation des chiens de race en général n’a guère évoluée.

Qu’en est-il des chows?

Dysplasies des hanches, mais aussi des coudes, excès de peau sur le front pesant sur les paupières, entropions, allergies et voile du palais trop long à l’origine de nombreux décès par fausses routes, voilà les principaux maux dont souffrent les chows.

Ces maux sont parfois cause d’abandons.

Mais souvent ces maux passent inaperçus. Ou bien pis:  les propriétaires les voient mais les vivent comme une fatalité, croyant que plus leur chow est racé, plus il doit souffrir.

Non sens.

Périodiquement les vétérinaires et quelques amoureux des chiens tirent la sonnette d’alarme. Aujourd’hui nous publions un article paru dans le magazine Chien Vie et Santé

A méditer car  les éleveurs ne sont pas les seuls responsables; responsables aussi les clients qui recherchent le sur-type sans voir la souffrance qu’il y a derrière.

« Un chien qui souffre, ça se vend mieux.

C’est la triste réalité. Les museaux écrasés ; les têtes plissées ; les yeux globuleux… font le succès de beaucoup de races de chiens. C’est aussi à cause de ces morphologies exagérées que ces mêmes races courent à leur perte.

Danny, le Pékinois champion de la Cruft, reçoit son prix sur des glaçons

La Cruft est la plus grande exposition canine au monde. Elle se déroule chaque année en Angleterre – des milliers de chiens y participent. En 2003, le champion toutes catégories s’appelle Danny. C’est à l’époque un jeune pékinois, que voici en photo :

Danny a remporté le prix ‘grâce’ à son museau écrasé. C’est aussi ‘grâce’ à lui qu’il aété opéré du voile du palais, quelques mois avant le concours. Danny n’arrivait pas à respirer correctement – mais peu importe, il est tellement mignon !

Le jour du concours, sous les projecteurs, et dans la salle surchauffée, Danny a du mal à respirer. Comme beaucoup de ses congénères brachycéphales, il souffre d’hyperthermie. Au moment de recevoir son prix, Danny doit être placé sur des glaçons pour pouvoir continuer à respirer.

Cela vous semble ridicule ? Cruel ? Incompréhensible ?

Mais un chien qui souffre, c’est tellement mignon ! Voilà le vrai visage de l’élevage déraisonné !

C’est un vrai phénomène de mode.

  • Plus vos bouledogues ont le museau aplati, et mieux ils se vendent.
  • Plus vos Bergers Allemand ont les hanches affaissées, et meilleures seront ses chances de gagner en concours.
  • Plus votre Sharpei aura de plis, et plus vous le vendrez cher.
  • Plus votre Cocker aura des oreilles longues, et plus il récoltera de « j’aime » sur Instagram.


Voici seulement quelques exemples des chiens victimes de l’hypertype. Les vétérinaires définissent l’hypertype comme « une exagération morphologique qui
met l’animal dans l’inconfort ou la souffrance »1.

Car oui, derrière ces phénomènes de mode se cache une réelle souffrance. En écrasant les museaux, allongeant les oreilles, multipliant les plis de la peau, les  éleveurs sont coupables de maltraitance programmée.

Voici quelques exemples des races de chiens qui souffrent le plus de l’élevage cupide et déraisonné :

Le Bulldog anglais

Sans doute le chien qui souffre le plus de ce phénomène de mode ridicule. Selon la revue vétérinaire DVM 360 : « Ils ne peuvent pas passer par les canaux de naissance de leur mère, ils sont atteints de graves problèmes respiratoires parce qu’ils sont brachycéphales. Ils meurent à un âge moyen d’un peu plus de 8 ans »*(1).

La liste est longue.

  • Leurs jambes écartées et leur poitrine plate mène à des troubles squelettiques – dysplasie des hanches, des coudes, douleurs sur la colonne vertébrale.
  • Problèmes dentaires et respiratoires à cause de leur museau écrasé – l’air doit passer à travers un dédale de tunnels étroit avant d’arriver jusqu’à leurs poumons. Chaque inspiration demande un effort considérable. C’est notamment la cause des nombreux problèmes cardiaques et immunitaires.
  • Les plis sur le visage sont responsables d’infestions cutanées et oculaires…

Pas étonnant que le bulldog soit le deuxième chien victime de décès chez le chiot.

Le Sharpei

Les plis de la peau du Sharpei ont garanti le succès de cette race. C’est aussi eux qui l’ont condamné à des problèmes de peau à répétition. Ci-dessous un Sharpei hypertypé, qui peine à se rétablir d’une galle démodectique :

Le Mâtin Napolitain

Aucun doute. Les Mâtins Napolitains les plus récompensés en concours sont ceux avec la tête la plus lourde et la plus plissée. Et peu importe si cela s’accompagne de :

  • Problèmes oculaires (entropion, prolapsus de la glande nictitante…)
  • Affections dermatologiques
  • Dysplasie des hanches à cause de leur taille disproportionnée (on cherche à faire des chiens ‘géants’)
  • Problèmes cardiaques
  • Douleurs vertébrales pour porter leur lourde tête…

Je m’arrête là, mais nous pourrions également mentionner :

  • Le Cavalier King Charles, dont les yeux globuleux sont responsables d’infections oculaires régulières, et les oreilles pendantes souvent victimes d’otites ;
  • Le Carlin, dont la queue en tire-bouchon le fait souffrir quotidiennement de problèmes de dos, et qui lutte à chaque inspiration à cause de son museau écrasé ;
  • Les Teckels et Bassets, qui souffrent de maux de dos terribles à cause de leurs pattes très courtes et leur dos très long…

Des reproductions forcées entre père et fille

Pour atteindre l’extrême, les pires éleveurs n’hésitent pas à recourir à la consanguinité.

Prenons l’exemple (fictif) de Bertrand, reproducteur de Terre-Neuve. Son grand champion est énorme – 78kg. Sa femelle reproductrice, très grande elle aussi (55kg),fait une portée de 6 chiots (dont 2 mort-nés – normal, ils sont trop gros pour la maman, mais c’est une perte que Bertrand rentabilisera facilement).
Un des chiots, une femelle, est prometteuse – à 11 mois elle fait déjà 60kg. Un
record dans son élevage ! Bertrand ne perd pas de temps : dès ses premières chaleurs, il la fait s’accoupler avec son père – pour ainsi garantir des chiens de plus en plus grands.

Ces pratiques me dégoûtent au plus profond de moi-même. On m’accusera de faire de l’anthropomorphisme – mais le problème de la consanguinité va même au-delà de l’éthique.

Les chiots consanguins développent souvent de lourds troubles du comportement. Il n’est pas rare d’avoir des chiens d’élevage complètement toqués, agressifs, incapables de communiquer…
L’appauvrissement génétique mène également à de lourds problèmes de santé
luxations patellaire, ostéochondrose, allergies, et j’en passe.

Mais peu importe, du moment que les chiots se vendent et remportent des concours…

Les Bergers Allemands, Bouledogues, Teckels et co. sont-ils condamnés ?

Pas nécessairement.

L’ordre national des vétérinaires a tiré la sonnette d’alarme – et la Société Centrale Canine (SCC) a plus ou moins réagi.
C’est la SCC qui organise les concours canins. C’est aussi elle qui décide des
critères pour qu’un chien soit inscrit au LOF.

Les standards de races ont été revus. Désormais, en concours, un chien hypertypé est automatiquement déclassé.
Un chien déclassé du LOF vaut moins cher qu’un chien qui respecte les critères de « conformité ». 
On s’en prend au porte-monnaie des éleveurs – et ça marche.

Par exemple, aujourd’hui le Sharpei ne peut être confirmé s’il a des bourrelets de peau sur les jarrets. La tête du bulldog anglais est passée de « massive » à « forte ». Chez le basset hound, la peau doit être « souple et élastique sans exagération ».

Il y a du progrès – même si certaines races attendent encore. Le Berger Allemand souffre encore de problèmes de hanches. Les Bouledogues ne savent toujours pas respirer correctement. Les Border Collie souffrent de leur excès de fourrure.

Acheter un animal destiné à souffrir, c’est soutenir la maltraitance programmée.

Continuons à sensibiliser les futurs adoptants sur la folie des chiens « à la mode ».

Ne vous laissez pas berner par les vidéos « adorables » de chiots qui trébuchent sur leurs oreilles. Par les photos rigolotes de Carlins en surpoids. Par le charme des teckels toujours plus longs. Derrière se cache une courte vie pleine de souffrances.

Oui, il existe de bons éleveurs, dont les chiens sont en bonne santé.

Renseignez-vous avant d’acheter un chien.
Ou mieux, adoptez un petit croisé… Les associations de protection animale en
regorgent !*(2)

Claude Lefevre et mes trois ‘croisés’ en super santé, Pénélope, Maki et Merlin »

L’hygiène dentaire de votre chien


Comment savoir si les dents de votre chien sont indemnes de tartre ?


Tout d’abord, ouvrez délicatement la gueule de votre chien et observez ses dents. Toutes les dents doivent être passées en revue, et plus spécialement les dents situées dans le fond de la bouche. Pour réussir à bien inspecter celles-ci, soulevez légèrement la lèvre de votre chien, comme si vous vouliez le faire sourire.

Des dents en bonne santé sont blanches. Si vous trouvez des dépôts jaunâtres ou brunâtres sur la surface des dents de votre chien, il s’agit d’un manque d’hygiène dentaire. De plus, des dents saines ne devraient pas être douloureuses. Si votre chien mange avec de plus en plus de difficultés, c’est que ses dents sont sensibles. Enfin, la mauvaise haleine d’un chien (ou halitose) vous indique  très nettement une mauvaise santé buccale.

Si votre chien a des saignements au niveau des gencives ou s’il a des dents mobiles ou manquantes, c’est que le problème est plus grave que vous ne le pensiez. Votre vétérinaire peut vous aider à corriger ou prévenir ces problèmes.

Mon chien peut-il être atteint de ce problème dentaire?

Oui. En effet, plus de 80 % des chiens présentent un ou plusieurs des symptômes énumérés plus haut. Par conséquent, les chances que vous retrouviez ces problèmes dentaires chez votre animal sont très élevées.

Ce problème se nomme la parodontite ou maladie parodontale (tout comme chez l’humain !). Certains facteurs prédisposent votre chien à développer cette maladie:

  • un environnement buccal inadéquat : des débris alimentaires, de la plaque et du tartre dentaire;

  • la présence de mauvaises bactéries;

  • l’absence de bonnes bactéries (qui favorisera l’implantation et la multiplication des mauvaises bactéries);

  • un animal affaiblit ou gériatrique.

Au début de la maladie, seule la gencive est atteinte par les mauvaises bactéries et les débris alimentaires. Elle devient rouge et saigne à l’occasion. C’est le 1er signe de la maladie parodontale, la gingivite. Puis la gencive enflammée n’adhère plus aux dents et ne fait plus barrière aux bactéries. La maladie progresse et la plaque dentaire se consolide pour devenir le tartre dentaire et envahir l’espace entre la gencive et la dent. Ce dépôt est constitué de micro-organismes qui s’attaquent directement à l’os alvéolaire dans lequel les dents sont enchâssées.

C’est à ce stade que les dents commencent à être mobiles et même à tomber. À ce moment, la maladie est irréversible et aucun traitement ne pourra guérir votre animal.

Pourquoi brosser les dents de son chien?

En fait, le brossage quotidien des dents permet le retrait des débris alimentaires et des mauvaises bactéries qui contribuent à la formation de la plaque dentaire. Ainsi, les dommages causés par la plaque dentaire à la gencive et aux autres structures de soutien autour de la dent (le parodonte) seront grandement minimisés.  Le brossage des dents permet donc à votre chien de ne pas développer la maladie ou de stopper sa progression.

Comment brosser les dents de son chien?

Vous devez commencer graduellement l’hygiène dentaire avec votre chien. Après tout, vous ne voulez pas l’apeurer avec votre grosse brosse à dent! Votre chien doit apprendre à aimer se faire brosser les dents.

Pour ce faire, commencez par manipuler doucement les lèvres et les dents situées à l’avant de la bouche de votre chien avec votre doigt. Vous pouvez y ajouter une saveur qu’il apprécie (ex : yogourt) pour le récompenser. De cette manière, il associera votre geste avec une récompense et vous laissera recommencer la prochaine fois.

Lorsque votre chien tolère bien votre doigt, vous êtes prêts à utiliser la brosse à dents. Les brosses à dent conçues pour les enfants sont plus petites et ont des poils plus doux. Elles sont donc idéales pour initier votre chien au brossage. Vous devez encore manipuler de manière progressive les dents de votre animal : les dents situées à l’avant doivent d’abord être brossées. N’oublier pas de récompenser votre animal lorsque vous avez terminé! Plusieurs jours plus tard, lorsque votre chien sera habitué à vos manipulations, il acceptera de se faire brosser les dents situées dans le fond de la bouche.

Les mouvements de la brosse à dents varient pour les dents situées à l’avant et à l’arrière de la bouche. Pour les dents situées à l’avant, faites des mouvements verticaux de la gencive vers le bout de la dent. Pour les dents situées à l’arrière, vous pouvez faire des mouvements de va-et-vient horizontaux.

Le brossage doit être fait à tous les jours et devrait ne pas durer plus d’une minute. Si voulez que ce geste reste un jeu pour votre chien, il doit être pratiqué rapidement et délicatement.

Quel dentifrice utiliser?

Avant même de mentionner quel produit utiliser, il est important de mentionner que votre chien avale son dentifrice et ne le recrache pas comme nous. Les dentifrices conçus pour les humains doivent donc être évités, car ils contiennent des produits qui peuvent être toxiques lorsque avalés.

Les produits vétérinaires ont un contenu et une saveur appropriés pour les animaux. Votre vétérinaire saura vous conseiller au sujet de ces produits.

Le rôle de votre vétérinaire

Votre vétérinaire peut vous aider à combattre la maladie parodontale. Un nettoyage et un polissage annuel des dents doivent être faits dans votre clinique vétérinaire habituelle.  Ces procédures permettront d’enlever la plaque et le tartre dentaires implantés aux endroits inaccessibles par le brossage. Le brossage des dents est toutefois essentiel entre les examens annuels. Le nettoyage et le polissage ne sont qu’un complément au travail que vous faites à la maison.

Votre vétérinaire peut vous proposer un gel de Chlorexidine, qui agit comme désinfectant dans la bouche de votre chien. Ainsi, la quantité de bactéries néfastes dans sa bouche sera diminuée. De plus, votre vétérinaire peut vous proposer une nouvelle diète qui aidera à éviter ou ralentir la progression de la parodontite.

Parfois, la maladie est à un stade trop avancé et le vétérinaire n’a pas d’autre choix que d’enlever la dent affectée de votre chien.

Luxation de la glande nictitante

Voici une autre affection qui touche parfois nos chow chows: la luxation de la glande nictitante:

 

« La « troisième paupière » ou membrane nictitante du chien possède une glande lacrymale (voir le dossier « Anatomie de l’œil du chien ») la glande nictitante ou glande superficielle de la membrane nictitante, qui est également souvent appelée de manière inappropriée glande de Harder. Elle peut se déplacer dorsalement dans une position anormale ; on parle alors de luxation de la glande nictitante. La glande apparaît saillante à l’angle interne de l’œil, alors qu’elle est normalement enfouie sous la paupière inférieure, même lorsque l’œil est ouvert.
Certaines races de chiens sont prédisposées à cette affection : basset hound, bulldog, dogue allemand, Lhassa-apso, …

Signes cliniques de la luxation de la glande nictitante

 

membrane nictitante

 

La glande luxée se présente sous la forme d’une masse rouge que les anglais dénomment « œil en cerise » (cherry eye). La présence de cette masse est parfois intermittente initialement, mais devient généralement permanente, d’autant que la membrane et la glande nictitantes ainsi exposées ont tendance à s’enflammer : cette inflammation est accompagnée d’une tuméfaction locale et d’une hypertrophie de la glande, qui rendent plus difficile un retour de la glande en position normale.
En plus d’un préjudice esthétique, cette luxation s’accompagne souvent d’infections secondaires, un écoulement muco-purulent pouvant alors être noté.

Traitement de la luxation de la glande nictitante

Un traitement symptomatique de l’inflammation et de l’infection permet parfois le replacement spontané de la glande dans une position normale, mais le plus souvent, ce résultat n’est que transitoire.
Une guérison définitive nécessite donc un traitement chirurgical par enfouissement de la glande dans la membrane nictitante : la glande est ainsi remise et fixée en place, afin de prévenir les récidives.
L’ablation de la glande qui était pratiquée auparavant est aujourd’hui fortement déconseillée, car il a été constatée que cette intervention était à l’origine d’une diminution de la sécrétion lacrymale de l’œil, aux conséquences potentiellement néfastes (développement possible d’une kérato-conjonctivite sèche ou KCS). »

 C’est article a été pris sur le site: http://www.chien.nozamis.com/
où vous trouverez bien d’autres articles instructifs.

La dilatation/torsion d’estomac: une extrême urgence!

DILATATION -TORSION D’ESTOMAC

UNE URGENCE S’IL EN EST

Nos chow-chows sont prédisposés à cette affection du fait de leur poitrine profonde et large.

Un facteur génétique en est aussi parfois responsable; il est donc utile, lorsque c’est possible, de connaître les parents proches qui auraient été touchés, de façon à être encore plus vigilant.

Plus le chien avance en âge plus les risques sont élevés.

Les symptômes qui doivent vous alerter :

Le chien se couche, se relève, tourne, regarde son flanc, il salive essaie de vomir sans y parvenir, l’abdomen est distendu, surtout du côté gauche.

Afin de prévenir les risques, quelques conseils sont à suivre mais ils peuvent ne pas suffire: restez attentifs à tous les symptômes sus-mentionnés!

Sélectionner des croquettes de plus de 30mm, pour inciter le chien à mâcher

Surélever les gamelles ou non, personne n’est d’accord sur ce point. 

Utiliser des gamelles à fond bosselé pour éviter que le chien ne mange trop vite est contestable: le chien peut s’énerver davantage.

Séparer les chiens gloutons lors des repas, afin d’éviter la compétition.

Eviter tout ce qui peut stresser lors des repas

Pas d’effort suite aux repas.

Fractionner les repas, leur donner en petite quantité (en 2 ou 3 fois), mouiller les croquettes ou les mélanger à un peu de pâtée pour les alourdir.

Attention également aux trop grandes quantités d’eau absorbées d’un coup.

Il s’agit d’une réelle urgence vétérinaire, plus votre véto interviendra vite, plus les chances de survie sont élevées. Il faut limiter l’état de choc.

La gastropexie peut être pratiquée préventivement, lors d’une stérilisation par exemple ou même durant l’opération d’une torsion: elle consiste à fixer un coté de l’estomac sur une cote flottante, afin d’éviter une nouvelle torsion.

Enfin: aillez toujours le numéro des urgences vétérinaires près du téléphone, cela vous fera gagner quelques minutes précieuses.

Le coup de chaleur

Nous pensons, pour la plupart d’entre nous, que le coup de chaleur ne peut se produire que lorsque le chien est « oublié » dans une voiture lors des périodes estivales :
Énorme ERREUR !

Le coup de chaleur s’explique par l’augmentation de la température corporelle de l’animal.

Habituellement celle-ci se situe autour de 38/39°, on part du principe que la température est donc en moyenne de 38.5°. En cas de coup de chaleur, elle peut monter très vite à + de 41°.

Il existe l’hyperthermie liée à une maladie (comme la « fièvre » dans le cas d’une infection).

Le coup de chaleur chez le chien et chez le chat correspond, quant à lui, à une hyperthermie sévère liée aux conditions extérieures.

Le chien, (comme le chat), est un animal qui ne transpire pas ou très peu. Les quelques glandes sudoripares dont il dispose sont situées sous les pattes.

C’est donc la respiration qui joue un rôle important. L’air expiré (rejeté) est chargé de vapeur d’eau qui « transporte » la chaleur vers l’extérieur. L’animal inspire alors de l’air plus frais qui aide au refroidissement du corps. Lorsque la température du chien augmente, il faut un échange plus rapide entre l’air inspiré et expiré, ainsi la respiration s’accélère pour permettre la régulation.

On dit que le chien halète.

Lorsque l’animal est dans un environnement très chaud et très humide ou en cas de difficultés respiratoires, l’échange est inefficace (air chaud et humide respiré dans le premier cas, impossibilité de ventiler plus vite ou correctement dans le second cas).

De cette incapacité à bien refroidir le corps découle une surchauffe de celui-ci. Si le corps surchauffe, il va avoir besoin de plus d’air frais mais, comme le système ne fonctionne pas, rien n’empêchera la montée de la température. Le danger intervient lorsque la température grimpe rapidement et dépasse les 40.5° à 41°C.

Le coup de chaleur est MORTEL.

 

La température du corps monte très vite et les symptômes apparaissent allant jusqu’à provoquer un œdème cérébral.

-On ne laisse pas son animal dans une voiture à l’arrêt,bien sûr, mais même durant le déplacement il faut être vigilant, abreuver et rafraîchir son animal.

-On ne fait pas faire d’exercices importants par temps chaud / orageux.

On ne laisse pas un chien attaché en plein soleil, il apparaît même que certains chiens endormis dans le jardin tombent dans une certaine torpeur, surtout les vieux chiens ; le soleil tournant ils se retrouvent en plein soleil et peuvent tomber dans le coma….

Le chien peut développer un coup de chaleur parce qu’il est dans un lieu inhabituel et stressant pour lui, expo canine, hospitalisation etc…. malgré une température ambiante qui n’a rien de très élevée. Un chien qui est dans l’inconfort peut donc, a cause d’une angoisse, moins bien ventiler et déclencher un coup de chaleur.

Symptômes :

Le premier symptôme du coup de chaleur est une augmentation de la fréquence respiratoire. Ce halètement est un phénomène réflexe qui survient dès que la température corporelle augmente. La frontière entre le simple halètement et de véritables difficultés respiratoires n’est pas évidente à décrire.

Chaque fois que le chien semble haleter de façon inconfortable, chaque fois qu’il donne l’impression de ne pas parvenir à reprendre son souffle, il faut penser qu’il est peut-être, au bord du coup de chaleur ; surtout si les circonstances l’évoquent.

On observe par ordre de gravité :

– une diminution de la vigilance

salive mousseuse, épaississement de la langue, vomissements mousseux

démarche titubante

chien qui ne peut plus se tenir debout

– des convulsions peuvent apparaître, comme celles d’une crise d’épilepsie

Les gestes de 1er secours :

La première chose à faire, si c’est possible avant même de l’emmener chez le vétérinaire, lorsqu’un chien est victime d’un coup de chaleur, c’est de le refroidir progressivement pour abaisser sa température corporelle sans provoquer une vasoconstriction périphérique ( resserrement des vaisseaux sanguins périphériques).

Doucher votre chien à l’eau fraîche pendant 5 à 10 minutes, puis passer à de l’eau froide pendant encore 10 minutes. Lorsque la température à commencé à baisser, la mesurer toutes les minutes; lorsqu’elle est à 39°, sortir le chien de l’eau, car la température continuera de baisser et si on baigne jusqu’à atteindre les 38°, le chien risque une hypothermie, tout aussi dangereuse.

Ne surtout pas mettre de glace ou d’eau très froide de suite : les vaisseaux périphériques se ferment, l’évacuation de la chaleur devient plus difficile et du coup la température interne augmente dramatiquement.

Il ne faut jamais sous-estimer les conséquences possibles d’un coup de chaleur, même en phase de début.

L’évolution des symptômes peut surprendre par sa rapidité; il faut donc agir de façon rapide et efficace:

Si la température est supérieure à 39,5 °C : consultez, des complications peuvent apparaître dans les jours qui suivent.

Si la température est supérieure à 40,5°C : amenez-le en urgence chez un vétérinaire et mettez la clim dans la voiture, et une serviette trempée à l’eau froide sur lui, mieux: transportez le une fois douché jusqu’à la peau -il faut rentrer dans le sous poil- ….et assurez-vous qu’il y a bien un vétérinaire présent dans la clinique.

 

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