Terri

06 mars: Regardez comme il est sauvage notre Terri … 😛

 

« Il a été très sympa avec moi samedi il a léché mon pantalon et a accepté sans aucun pb de la nourriture de ma main…. »

En même temps (tiens, ça recommence), celle qui dit ça a une chochotte qui ne supporterait pas d’être mise à l’index (elle ne s’en contenterait pas, il lui faudra les autres: auriculaire, annulaire etc.). Alors on comprend sa belle surprise en découvrant sa main complète ! Ouarf, ouarf !emoticone

3 mars 2018:

Terri avec Gaston et Louki, mais comme d’habitude, il se tient à l’écart… au fond.

Terri, c’est le beau ténébreux, l’autre, c’est Nougat, sympa aussi…

Au commencement…

Terri est né le 21 décembre 2012 et, grâce à internet qui permet plus aisément la mobilisation internationale, Terri ne passera pas encore une année de plus au refuge de Bacau, en Roumanie.

Vous l’apercevez roulé en boule dans le fond, à droite?

Refuge?

Ne jetons pas la pierre, quelques braves roumains font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont, tandis que les autres roumains achètent et jettent. Tout comme les français, les belges, les espagnols…. juste la protection animale est un peu mieux entrée dans les mœurs dans nos pays.

Donc Terri est arrivé en France au petit matin d’une nuit de tempête. Ils étaient une quarantaine, heureux élus d’associations d’Europe de l’ Ouest, en route pour le bonheur.

Ils étaient une quarantaine à commencer leur route vers des jours meilleurs par 72 h passées enfermés dans un camion,  en cage, sans boire, sans manger, sans sortir.  Inutile de s’insurger: le moyen de faire autrement? Les chauffeurs se relaient au volant pour faire au plus vite, mais il y a des contretemps, conditions météo, accidents, embouteillages…

Merci à l’association Mukitza qui a organisé la récupération de Terri en Roumanie et nous a offert la possibilité de faire voyager Terri avec les chiens qu’elle fait adopter en France.

Facture transport Terri

Evidemment, ce n’est pas gratuit! Les transporteurs sont payés, eux mêmes achètent le camion, l’entretiennent, payent l’essence, les péages, payent les salaires. Dans les associations comme les nôtres, il n’y a pas de personnel rémunéré car le fruit de notre travail nous permet de vivre notre vocation, qui est d’aider les animaux, mais lorsque nous faisons appel à des professionnels, transporteurs, pensions, vétérinaires, éducateurs, quoi de plus logique de rémunérer leurs prestations? tout au plus pouvons nous négocier les prix….

Voici donc Terri au Pays des Langues Bleues:

Les anti-parasitaires passent toujours bien avec  la Vache-Qui-Rit.

Sur la compatibilité chien, après les conditions de vie qu’avait connu Terri, nous n’avions pas trop de doutes. Mais Terri arrivait de ce voyage extrêmement craintif, pour ne pas dire inapprochable, et nous avons choisi de le laisser se poser tranquillement, au calme, avec de la nourriture à satiété pour lui faire comprendre que dans sa nouvelle meute, il serait inutile de s’imposer pour manger.  Pour qu’il prenne aussi l’habitude de voir des humains qui s’occupaient de lui ne lui voulaient pas de mal, Terri ayant eu une mauvaise expérience avec un soigneur local….

Le temps aussi pour les anti-parasitaires interne/externe d’agir car des années passées dans les conditions vues plus haut laissent des traces….

Terri au moment de son abandon.
Terri après des années au refuge

Quelques jours après son arrivée nous avons libéré Terri de l’enclos où il s’était montré le plus tranquille des chiens, n’aboyant pas, laissant les nouveaux humains qui s’occupaient de lui aller et venir pour nettoyer et porter les croquettes,  profitant de la niche comme aucun chow avant lui ne l’avait fait, probablement heureux de ce nid douillet qu’il n’avait à disputer à personne et ne cherchant pas à agresser les copains qui venaient renifler le nouveau pensionnaire du PLB:

Alors?

Première surprenante constatation pour un chow: Terri a du rappel.

Après un bon moment passé à renifler de-ci de-là et à couvrir les traces des chowpains, Terri est entré à la maison.

Le chat l’a intrigué mais après quelques jours de mise en présence progressive, Terri ne manifeste plus de curiosité. On peut donc le dire compatible chat, du moins à l’intérieur et avec le chat qu’il reconnaît pour le chat de la maison.

Avec les chiens, aucune trace d’agressivité ni de volonté de dominance, Terri est parfaitement équilibré.

Avec les humains, Terri ne manifeste non plus aucune agressivité. Il est possible de passer près de lui et même de rentrer dans la pièce où il dort sans même qu’il redresse la tête, il se contente de s’étirer. On peut aussi lui caresser la tête du bout des doigts et le matin il manifeste sa joie en bondissant tout autour de l’humain qui ouvre la baie vitrée.

Oui mais voilà, s’il n’y a pas d’agressivité, il n’y a pas non plus de confiance, par exemple il est impossible d’approcher Terri avec une laisse. Et même s’il progresse de semaine en semaine, il lui faudra du temps pour faire confiance en l’humain. Beaucoup de temps.

Au PLB, on ne fait pas de miracles, on donne juste du temps, sans forcer le mouvement, en évitant tout ce qui pourrait faire régresser les progrès, préférant laisser le chien aller à son rythme, persuadés que les avancées que le chien fait de lui même sont plus acquises que les progrès forcés.

Alors oui, Terri est adoptable.

Il faut un pavillon, un chien sympa pour guider Terri dans la confiance en l’humain et du temps.

Si vous aimez assez les chows pour accepter un Terri qui n’est pas prêt à se laisser transformer en gravure de mode, remplissez le formulaire de contact ou appelez Laure, dans quelques mois sa confiance en vous vous dédommagera largement des quelques efforts que vous aurez consentis à faire.

Quoi de plus valorisant que de redonner le goût de la vie?

Demande d’adoption

 

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