Brigitte, Patrick et Maloya

Je n’ai jamais eu de chien à moi, et ma fille, Virginie, quand elle avait une dizaine d’années, voulait un chow chow. Elle trouvait ce chien très beau, avec tous ces poils. Mon mari répondait très souvent :  » tu auras un chow chow quand tu seras chez toi ». Et le temps a passé, ..des années ..

Un jour, Virginie s’est mise en couple  et un soir qu’elle était venue nous rendre visite avec son compagnon, elle me dit :  »Devine ce qu’il y a de caché dans mon blouson ». Elle ouvrit la fermeture Eclair et apparut une boule de poils marrons: Manson, un chow chow tout mimi. Mais quatre mois plus tard, Virginie et son compagnon voulaient déjà s’en séparer.  Et c’est mon  mari qui a déclaré :  » Pourquoi pas le prendre chez nous, le temps de lui trouver une famille?  ». Le temps a passé… trois mois… Manson était un amour de chow chow. Un soir, ma fille qui avait sûrement compris que Manson et moi on voulait rester ensemble, a dit :  » Si papa est d’accord, on te donne Manson ». Mon mari a répondu : »Si maman est d’accord, c’est oui ».

Oh oui!.. j’étais d’accord pour le garder. Quel bonheur pendant douze ans. Manson et moi : deux vrais complices. Que d’amour pour l’un et l’autre. Il était gentil, attachant, que des années de bonheur. Manson était comme mon enfant, que la vie était belle avec lui.

Quand Manson est parti au paradis des chiens, cela a été terrible. Cette séparation a été douloureuse. J’ai mis longtemps à comprendre que mon geste (l’euthanasie) était une preuve d’amour. Je n’avais pas le droit de le laisser souffrir, il devait partir dignement. C’était le 14 novembre 2014.

Le temps a passé. Le chagrin s’est apaisé. Mais je me sentais seule, la maison vide. Quand je rentrais du travail, personne ne m’attendais et j’avais perdu la joie de vivre.

Et en septembre 2015, j’ai pris la décision de reprendre un chien. Mais pas n’importe quel chien. Je voulais de nouveau un chow chow. Et ce fut le coup de foudre pour une Chow-chotte, blanche, de 10 mois, Maloya, dont son maître ne voulait plus, avec des excuses bidons….

La veille de la rencontre avec Maloya, je n’ai pas dormi de la nuit : j’avais tellement hâte de la voir!…. et c’est ainsi que j’ai pris conscience combien un chien me manquait….

Maloya

Quand je l’ai vue sur le parking, nos regards se sont croisés et ça a été une immense joie pour elle et moi. Elle avait beaucoup de soucis de santé, elle était maigre, sale, elle avait des plaies, de l’entropion aux deux yeux, elle avait été maltraitée, et, un peu plus tard, il a  fallu l’opérer de la glande nictitante.

C’est durant ma recherche d’un chow que j’ai connu l’association Chow au Coeur. Je les ai aidés par des ventes de stickers, de billets de tombola et d’autres choses et j’ai pu vivre ma passion auprès d’eux. Quel bonheur pour moi! Je voulais faire plus : je souhaitais être famille d’accueil…

Cela faisait 1 an que je suivais l’histoire de Fox et de son maître qui ne pouvait plus financièrement le garder et qui l’avait mis en vente sur le Bon Coin. J’ai fini par convaincre ce monsieur de donner Fox à l’Association Chow au Coeur, en septembre 2016. Mais il avait posé une condition : que ce soit moi qui vienne chercher Fox chez lui et que je sois sa famille d’accueil jusqu’à son adoption définitive. Voilà comment je suis devenu  »famille d’accueil ».

Fox et Maloya

En octobre 2016, j’avais rencontré Voltaire au cours d’une balade organisée par l’association Chow au Coeur, au Lac d’Acquigny. J’ai éprouvé tout de suite beaucoup d’amour pour Voltaire qui me paraissait si triste et qui avait besoin de soins importants.

 

Une semaine plus tard, Sylvie me demanda si je voulais prendre Voltaire en famille d’accueil. En me prévenant qu’il y aurait des opérations, donc des soins, du côté de ses yeux et de son front car il avait une infection. Pour lui apprendre aussi la vie que tout chow chow doit avoir et en faire un chow  heureux et épanoui.

Ces 5 mois avec Voltaire ont été merveilleux. Il a appris beaucoup de choses. Il s’est vite rendu compte que la vie était belle, que des humains pouvaient prendre soin de lui, qu’il pouvait manger quand il voulait, se promener dans le jardin, faire des siestes sur la terrasse, avoir une copine (Maloya), faire de nombreuse balades et surtout.. être aimé !

Pour Voltaire, ça a été un vrai bonheur.. et pour moi, une immense joie. Quand il est parti, on a été tristes, la séparation a été difficile, mais je sais qu’il est heureux dans sa famille d’adoption, pour la vie.

Pour Fox comme pour Voltaire, j’ai gardé des liens avec ses adoptants et la tristesse s’est effacée au profit de la fierté d’avoir contribué au bonheur de deux chows!